On a rencontré Vald, le rappeur blanc le plus décomplexé de l'hexagone

Il nous parlé de son premier album, du donkey punch, de Najat Vallaud-Belkacem et de sa haine de la punchline.

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oct. 22 2014, 12:05pm

Le 27 octobre prochain, Vald sortira enfin son projet NQNT. Si je dis « enfin » ce n'est pas parce que c'est un événement, mais parce qu'il a mis beaucoup, beaucoup de temps à le terminer. Après avoir pas mal de signes sur le net, notamment via son clip « Autiste » et deux mixtapes, le jeune rappeur originaire d'Aulnay (93) se lance dans l'arène avec une solide équipe derrière lui et il n'a clairement pas l'intention de s'arrêter là. On l'a rencontré et on parlé de tellement de trucs avec lui qu'on ne sait même pas par où commencer. Allez-y, shootez.

Noisey : Sur la forme ton style est assez classique, c'est surtout sur le fond que t'as un univers particulier.
Vald : Je sais pas d'où ça me vient, j'ai rappé comme ça dès le début. J'ai 21 ans et j'ai commencé à rapper à 17 ans. Est-ce que ça a une origine ? Est-ce que je me suis fait violer un jour ? Je n’en sais rien, je m'en souviens plus. Mais je ne trouve pas que la forme soit très classique par contre. Attention, je me casse les couilles à être très technique [Rires]. Non en fait ça se verra surtout sur les prochains morceaux, tout ce qui va arriver, ce sera justement moins classique, plus original. Je me suis bien pris la tête pour mettre tout le monde à l'amende.

T'as un côté compétiteur ?
Totalement. Je partage ça de bon cœur avec Sofiane. On s'insulte toujours en studio. Enfin, on s'insulte pas, mais on se met la pression tous les deux, chacun dit qu'il va démonter l'autre, c'est beau. C'est ça que j'aime. Pour l'instant on nous a vus sur pas mal de freestyles, et aussi sur l'album de Tunisiano. Mais il ne veut pas admettre que j'ai gagné sur ce morceau-là. C'est pas grave, le temps parlera.

T'as une écriture moins scolaire que d'autres de ton âge.
Justement, l'école ça me fait chier, j'ai pas envie de reproduire un truc rigoureux, ni d'apprendre des trucs avec le rap. Encore moins envie de m'écouter m'apprendre des trucs que je sais déjà, horrible... Je préfère me faire rire tu vois. Ce qu'on a développé avec mon compère AD, le concept NQNT, ça part un peu dans tous les sens mais il y a une ligne directrice. Finalement je trouve qu'on arrive quand même à suivre des axes, même si ce n'est pas des thèmes. C'est quoi un thème ? L'amour, la pauvreté ? C'est bizarre. L'étiquette rap conscient je comprends pas trop, mais y'a du rap, on va dire « sérieux » que je valide à fond. Lino en fait partie, il a un œil assez vif, et c'est très bon. Je suis très bon public, j'adore le rap. Autour de moi ils sont un peu vénères d'ailleurs, parce que j'écoute plein de merdes.

C’est qui tes références en rap ?
Al K-Pote. C'est lui qui m'a donné envie de rapper, il m'a démoli le cerveau. En fait il rimait trop bien, ça tombait bien à chaque fois... Il est trop chaud Al K-Pote. On devrait collaborer ensemble, mais on a un peu de mal à s'entendre sur la méthode, lui il écrit sur place, moi je peux pas trop faire ça, et du coup on n'arrive pas à trouver une prod à distance donc ça prend du temps mais ça se fera ! Sinon dans les rappeurs actuels, je suis content parce que je peux écouter des « nouveaux » qui sont super forts. Il y a AD, mais aussi Hornet La Frappe, Paco... Je suis bon public. Par exemple Jul il me divertit totalement, il me fait trop rire. Katana est très fort... Franchement y'en a trop, je pourrai pas tous les citer, faut s'arrêter là. Et par contre niveau rap US, je suis dans l'idolâtrie [Rires]. J'idolâtre complètement Lil’ Wayne, Future et Eminem.

Pourquoi NQNT a mis autant de temps à sortir, c'est uniquement dû à des galères administratives ?
Exactement, c'est vraiment de l'administration. Nous on était prêts à le sortir en indé, ça servait à rien d'aller chercher des maisons de disques pour un premier CD... Vu qu’on avait une semaine de retard, on a lancé « Autiste », et là, les maisons de disque ont commencé à flipper et se sont ramenées avec des beaux contrats tout neufs, du coup maintenant, on bosse avec une bonne équipe de ouf.

« Autiste » t'a vraiment lancé, tu penses que c'est grâce à la polémique, le clip, ou l'ensemble ?
Alors ça, faut leur demander à eux, mais je pense que c'est la polémique. En vrai, je pense que ce qu'ils ont kiffé, c'est que je sois un babtou blond qui parle trop violemment. Je crois que c'est surtout ça. Parce qu'aucun n'est venu me voir en me disant « wahou, j'adore ton écriture ». Pas un !

Il me semble qu'un mec de ta maison de disque m'a dit « c'est pas un bourgeois comme Orelsan ». C'est plutôt marrant comme accroche marketing.
Ouais, c'est vrai ! Mais en tout cas ils ont dû tellement m'écouter qu'au bout d'un moment ils ont percuté : « ah mais il dit des trucs, il fait pas que brailler »... La première fois, ils m'ont saoulé, j'ai eu des rendez-vous horribles... « On adore ton image, hmm », c'est bon vas-y casse-toi !

Le clip, c'était ton idée ?
Je travaille beaucoup à partir de mes idées oui. Je fais un peu chier le monde, vu que je suis têtu. Mais bon ,c'est Tefa qui a encadré tout ça, et faut dire aussi que c'est Kub et Cristo, les réalisateurs, qui sont super chauds. Ils nous ont envoyés un cahier des charges super précis avec chaque séquence décrite précisément, les références, les détails... Ce sont eux les génies, nous on a eu les idées de base, des idées vagues. Je fais des trucs dans lesquels je suis à l'aise, du coup peut-être que ça donne un côté sincère, je sais pas.

T'as l'impression que le public te comprend ou qu’on te prend surtout comme un phénomène de foire ?
Je pense que c'est moitié-moitié. Une partie doit comprendre et voir là où je veux en venir et l’autreme prend pour un golmon, parce que je les fais rire. Et en réalité, ça ne me dérange pas qu'ils pensent ça, le jour où ils se pencheront dessus d'un peu plus près, ils comprendront que je leur ai tous mise.

Niveau instru pour l'instant t'as un côté tout terrain non ?
Si les gens pensent que je n’ai pas encore de « couleur musicale » précise, c’est pas très grave. C'est même plutôt bien : on va toucher beaucoup plus de gens qu'on ne va en perdre parce qu'ils arrivent pas à accrocher. C'est plus universel comme ça tu vois. Je pense que le rap, c’est pas soit la trap soit la old school. C'est surtout de l'amusement. Je trouve que les deux styles sont lourds de toute façon. Bon, j'essaie de sonner actuel. J’aimais pas trop mais ce sont eux qui m'ont forcé à m'actualiser. C'est-à-dire que tu peux faire du old school mais remis à jour : les batteries ne vont pas sonner années 80, y'a pas un son feutré de merde avec un grain horrible, etc. Tant que c'est au niveau je prends. Les bpm et tout ça, je m'en fous. Et y'a de tout sur le EP. Je crois que ça va de 60 à 94 bpm. Easy.

Pour l'instant t'es satisfait de ton arrivée dans le rap ?
Ouais ça va. Après c'est un peu égocentrique de s'extasier sur tout ça. Je le fais dans mes morceaux, mais en vrai je m'en fous. Et ça me gêne même, quand on me reconnaît dans la rue et tout, c'est pas trop mon truc. Je sais jamais quoi leur dire, ça me saoule. Une fois qu'on t'a dit « ouais j'adore ce que tu fais », et que toi t'es là comme un con « euh merci », bof. T'as rien à dire en fait. Venez on s'ambiance sur scène mais dans la rue, les frères... Je suis un autiste hein. Enfin, un autiste... pas un autiste, juste un mec un peu fermé, un peu froid. La scène, c'est là où on rigole le plus. On met en plus un point d'honneur à arriver tout le temps fonce-dés sur scène, c'est génial. C'est les meilleurs moments, c'est là où le rap est cool. On a un tourneur, une dizaine de dates pour la sortie du EP, c'est cool. Par contre, niveau radio, c’est un peu mort. Et puis, est-ce le but ? Il y a Internet, on s'en fout un peu des radios. Apparemment ça rapporte un peu de SACEM tout ça... Je ne vise pas grand-chose. Je vise l'équipe à Tefa, et ensuite c'est eux qui visent pour moi. J'ai pas de plans précis à part pour les clips, sinon je sais que je veux sortir mon album en 2015, mais c'est tout. Je veux durer, je vais faire de vieux os dans le rap, c'est sûr. C'est une passion autant qu'un métier, on peut lier les deux : marcher commercialement et respecter la qualité.

T’as eu quoi comme réaction face à la polémique autour d'« Autiste », au début ?
Moi ça m'a fait un peu peur. Tu reçois des menaces de mort, tu te demandes : « ils sont sérieux les gens ou pas ? » [Rires] Non, en vrai on n'a pas paniqué, on s'est tapé des grosses barres, je voulais même faire un best of des commentaires, mais au final y’a pas eu de suite, ce serait leur donner trop d'importance. J'ai eu des sacrés messages. Une fois que le clip a été interdit aux moins de 18 ans sur YouTube, vu que plus personne pouvait le mater ça s'est tassé j’imagine.

Au-delà des phases légères y'a aussi des coups de gueule dans tes textes.
J'écris sur ce que je connais. Mais j'écris pas quand je vais mal, je peux pas faire ça. C'est un concept bizarre d'aller mal et de te mettre à rapper. Si je vais pas bien, soit je dors, soit je sais pas, mais je rappe pas. Quand j'écris, je suis tout le temps content. Ce n’est pas un défouloir. Mon but c'est de m'écouter en me disant que c'est ça que j'ai envie d'entendre. C'est sûr qu'en écoutant certains textes, les gens peuvent penser que je suis malheureux mais pas du tout. J'en veux à personne, je comprends trop le monde pour en vouloir à des gens.

Tu penses qu'on te comparera encore à Eminem quand ton album sortira ?
Bien sûr qu'ils vont le faire. J'attends ! Je préfère être comparé à Eminem qu'à Orelsan. Ils en ont besoin, c'est des journalistes et des mecs du marketing, ils ont besoin de faire des comparaisons à la con pour accrocher les gens. Et pas que les journalistes, même les mecs qui laissent des commentaires, ils se branlent tout le temps, ils ont des théories et tout... Qu'ils se régalent.

C'est marrant parce qu'au jeu des comparaisons à la con, perdu pour perdu, je t'aurais plus mis Odd Future.
J'adore Odd Future. Tu peux même dire référence, malgré leur âge, moi je trouve qu'ils ont... Bon, apparemment, ils font pas un truc nouveau, ils ont recyclé pas mal de trucs d'autres groupes mais moi j'ai pas de culture musicale donc je m'en bats les couilles [Rires]. Du coup pour moi c'est un nouveau truc et je trouve qu'ils ont un délire unique, c'est super bien fait, les prods, les textes, les clips. Je survalide, j'adore. Si je pouvais avoir un univers aussi carré, je me régalerais.

Parle-moi du morceau « Vie de cochon ».
C'est une sombre mise en abyme de ma génération, très avide de sensations destructrices pour le corps et l'esprit. C'est une espèce d'hymne ironique : ok on se régale et on se défonce tous sur ce morceau mais vu la manière dont je parle, ça s'entend qu'on fait les cons en réalité. Tout est paradoxal. NQNT, quoi.

Explique ce qu'est un « donkey punch » pour les plus ignorants d'entre nous.
Donkey Punch c'est le titre d'un obscur film d'horreur. Y'a des mecs et des meufs sur un bateau, quelqu'un demande ce qu'est le « Donkey Punch ». En gros c'est une pratique sexuelle, faut enculer une meuf, et au moment de jouir tu lui mets une patate, et là son cul est censé se resserrer et à ce qu'il paraît ça fait une sensation de ouf. Dans le film ils sont tous en train de baiser, un mec tente ça sauf qu'il tue la meuf. Du coup après, tout le monde pète un câble et s’entretue. C'est génial. Mais j’aime les beaux films aussi hein !

Comme ?
The Mask [Rires], Mulan, je suis totalement fan de Mulan. L'Etrange Noël de Monsieur Jack, d'ailleurs tous les Tim Burton, c'est une dinguerie.

Même les récents ? Avec Johnny Depp qui fait la même chose à chaque fois ?
J'avoue qu'en fait j'ai pas vu tous les Tim Burton. Moi je parle de L'Etrange Noël de Monsieur Jack, Big Fish, Beetlejuice, c'était fou ça. Sinon j'aime bien Die Hard, Bruce Willis. Et Spawn, magnifique. Personne n'en parle jamais, ça m'énerve.

De Spawn ? Mais c'était une merde ce film.
Ouais mais j'ai grandi avec ! On n'a pas les mêmes données, les mecs.

Je te conseille la série animée Spawn, elle était interdite aux moins de 16 ans à l'époque.
Attends je savais pas, y'a eu un dessin animé sur Spawn ? Arrête ! Ça claque, faut que je dégote ça. Par contre je suis pas très comics à la base, j'avais pas de grand frère pour les voler donc je me suis fait totalement baiser là-dessus.

Bon pour revenir à ton rap, t’es pas vraiment un mec à punchline finalement.
Non, je m'en bats les couilles de la punchline. Je trouve même que le mot est moche, c'est horrible : « punchline ». Ça sonne trop dégueulasse, je déteste ça. Et puis c'est débile de rechercher une bonne phase comme ça, toute seule. La plupart du temps ils veulent faire des récits de punchlines genre « tiens ! Tiens ! Et encore une ! » Mais on s'en bat les couilles frère, ça pue la merde. Moi j'écris comme ça vient, et j'ai jamais une phase qui me vient comme ça toute seule. Je réfléchis pas à ça...

T'es un acharné des rimes sur plusieurs syllabes toi en fait.
Je l'étais. Quand je suis arrivé j'étais très nazi (dans le sens maniaque) là-dessus, mais au final c'est pas ça l'important, c'est le groove. Et le groove n'a pas besoin de 3 ou 4 syllabes, parfois une seule suffit. Même si je l'ai dans un coin de ma tête, tout le temps, en fait c'est de la masturbation entre rappeurs. Je sais qu'un rappeur qui va écouter, il va entendre que je lui ai mise. Mais en vrai, ça enlève du kif, on rigole moins quand il y a trop de multi-syllabiques. Encore que ça dépend comment c'est fait. Mais je suis plus trop là-dessus, je me concentre sur le groove : je veux que ça rebondisse, que ça aille vite, que ça varie, et que ça reste compréhensible. Quand tu pousses la multi-syllabique un peu trop loin, bah tu comprends même plus ce que le mec dit. En tout cas à la 1ère écoute tu décroches totalement.

Ça donne des morceaux de rappeurs pour des rappeurs.
Exactement.

On va finir avec le questionnaire spécial rappeur blanc.
Hein ?

Tu viens d'où à la base ?
Je suis francilien, je suis né en banlieue. Mon daron je crois qu'il est breton, ou ses grands-parents l'étaient.

Est-ce que tu dis « le bled » en parlant de cette région ?
Mais pas du tout [Rires]. Quand je vais à Rennes, je dis jamais que je suis au bled. Ahah, l'angoisse !

Est-ce que tu te sens en concurrence avec les autres rappeurs blancs ?
Je suis en concurrence avec les rappeurs en général. Après les comparaisons, allez-y, moi j'en rigole.

Don Choa a fait une chanson sur Rama Yade, pourquoi tu fais pas un son sur Najat Vallaud-Belkacem
Je vois pas qui c'est en fait. Et ça me botte pas trop, ma meuf va péter un plomb si je fais un truc comme ça. Elle écoute ce que je fais. Elle comprend pas, mais elle écoute. Si je fais un son sur une personne spécifique en disant « je te prends comme-ci comme-ça » elle va capter quand même. Mes parents aussi écoutent ce que je fais mais ils comprennent encore moins, du coup ils adorent. Ils sont super contents, je pense que j'ai de la chance d'avoir des parents comme ça. Ça prend du temps pour arriver à faire de l'argent dans le rap.

T'as dû bosser à côté au lieu de vendre de la drogue comme tout le monde j'imagine.
En fait j'ai arrêté à partir du moment où je bossais ici. Mais avant j'étais étudiant : j'ai fait un semestre de médecine, puis licence math-info, et une école de son. C'était une école pour être ingénieur du son, dès qu'on s'est rencontrés avec Tefa et l'équipe d'ici, j'ai dit « ouais je viens que si vous me donnez un stage bande de bâtards » [Rires]. Après j'ai stoppé l'école et je suis resté ici. Là ça fait un an que je suis chômeur de luxe.

Pourquoi t’as jamais appris à jouer de la guitare ?
Parce que je trouvais que c'était un truc de pédale. Non, je sais pas... [Rires] C’est quoi ces questions à la con ? J'espère que t'en as d'autres des comme ça.

Est-ce qu’en cherchant bien, on peut retrouver un freestyle au fin-fond d’un disque dur, où tu dis le mot « négro » ?
Euh... non je pense pas. Attends, mais c'est une vraie question ou alors vous avez déjà trouvé le freestyle où je dis ça ?

[Rires] C'est une vraie question, Sid a eu la même t'en fais pas.
Ah ok. Franchement, je pense pas. Peut-être, mais ça m'étonnerait beaucoup.

Est-ce que tu penses être la fusion non-officielle de Cartman et de Joffrey de Game of Thrones ?
Ahaha ouais ! C'est probable. Ça me parle, j'aime bien. Je connais pas du tout Game of Thrones mais je connais la réputation du boug et sa gueule, ouais. Je connais bien Cartman, South Park faut que je rattrape la dernière saison d'ailleurs, je l'ai pas encore vu. Cartman c'est le nazi, c'est celui qui veut buter les roux, c'est le meilleur.

Serais-tu favorable à l’instauration de quotas dans le rap ?
Tu veux dire 50% de blanc, 50% de noirs, tout ça ? Non, pas trop. Nan, c'est de la merde ça.

Si t'avais pas été blanc, tu te serais fait chier à faire des multi-syllabiques ?
[Rires] Mais est-ce vraiment un truc de blancs ? C'est vrai que y'a L’Entourage mais y'a aussi la Sexion d'Assaut qui en faisait pas mal. Et là-dedans, y'a que des négros... Je sais pas ! Peut-être que culturellement j'aurais plutôt chanté, peut-être, peut-être !

T'aurais fait des clips torse-nu...
Muscu, tête en bas, et tout, carrément.

On t'a forcé à faire un feat avec Lea Castel quand tu traînais dans ce studio ?
Pas du tout. Je devais lui écrire un truc mais j'ai jamais réussi. Je sais pas comment je me suis démerdé mais j'ai perdu la prod. Elle avait un texte qu'elle aimait pas trop, et je devais repasser dessus, mais ça s'est jamais fait, j'ai jamais trouvé le temps, puis paumé la prod, puis elle a jamais réussi à me la renvoyer, et puis vas-y. Mais ça me plairait de le faire.

Le ghost-writing c'est un truc qui t'intéresse ?
Ah oui, je veux. Mais je veux écrire pour Céline Dion, pas pour Lea Castel (rires). Faites-moi écrire un tube pour Céline Dion, je le fais direct, je dors plus ! En plus mon public serait bluffé. Qu'on me propose ! Que Mylène Farmer vienne me voir aussi. Non mais ça se fera peut-être avec Lea Castel... Si elle repart pas du studio.

Mot de la fin ?
C'est que le début. Putain c'est qui le bâtard qui a sorti ça déjà ?

C'est Lino. Mais Médine l'a déjà repris en conclusion, en précisant que c'était de Lino.
Ah ouais ? Rien à foutre, je vais aussi conclure avec ça, ça tue.


Inutile d'envoyer tous vos soundcloud de rappeurs blancs à Yerim, il n'a pas le temps, et quand bien même. Il est sur Twitter - @spleenter