C'était Paris la nuit dans les années 90

Xanaé Bove nous présente son documentaire « Ex-TAZ » qui revient sur la fusion entre les scènes punk, hip-hop et techno entre 1987 et 1994, personnifiée par une éminence grise nommée Pat Ca$h.

|
mars 10 2016, 12:15pm

Bonne ambiance ! avec Lychee, Jean-Claude Lagrèze, David Guetta, Albert de Paname, Ariel Wizman et Pat Ca$h (Photo - Foc Kan)

« Je m'appelle Pat Cash. Rien à voir avec la thune. Cash, c'est une façon d'être : ne pas avoir peur, y aller franco-cash avec qui que ce soit. Je crois que je porte bien mon nom. Je sens que les jeunes vont exploser, et je ne te dis pas à quel point. Il faut voir l'urgence. Regarde le Golfe et compagnie, ça prend la tête à tout le monde. Dans la musique et notamment la house music, on la vit cette urgence. Elle revient en force et les gens s'y précipitent. Tout ça dans un décor infernal avec des fumigènes, un son mortel, des sirènes et tout. C'est vraiment l'apocalypse. J'aime bien cette fausse apocalypse. La house sert de défouloir. Tu te prépares à la véritable apocalypse pour ne pas être trop effrayé lorsqu'elle arrivera. » C'est ce qu'on pouvait lire dans le n° « spécial Arabes » d'Actuel (avec la chanteuse Amina en couv) en février 1991. Pat Ca$h, après avoir fait partie d'un des rares groupes hardcore-punk français des années 80 (Cosmic Wurst), était devenu en quelques mois une éminence grise des sous-sols, organisant certaines des nuits les plus mémorables de l'époque tout en continuant à flirter avec les scènes punk, rap et funk (Niktus, le bassiste de Cosmic Wurst formera ensuite FFF). Avant de disparaître complètement de la circulation.

C'est cette figure de la nuit d'avant que Xanaé Bove a choisi en guise de trame pour son documentaire intitulé Ex-TAZ Citizen Ca$h (1987-1994), où la réalisatrice dresse un panorama unique de la métamorphose culturelle de ces années-là en s'appuyant sur les témoignages d'intervenants aussi variés que Dee Nasty, Ariel Wizman ou Jean-Yves Leloup (qui se souvient de sa « prise d'otage » par Ca$h à l'antenne de Radio FG). On dit aujourd'hui que Pat Ca$h aurait stoppé toute distraction pour devenir rabbin. D'ici là, on a discuté avec Xanaé de rock alterno, de sa première rave, de la solubilité d'Hakim Bey dans le monde actuel et même du cinéaste Hal Hartley.

Noisey : En 1991, la Mano Negra chantait « Paris la nuit c'est fini ». J'imagine que ça vous faisait bien marrer à l'époque !
Xanaé Bove : La Mano Negra me faisait marrer pour des raisons un peu honteuses : la parodie qu'en avait faite les Inconnus. De plus, j'étais trop jeune et trop snob pour ne pas les considérer comme des vendus !

Quels étaient vos rapports avec le rock alternatif français de ces années-là ?
J'avais eu un super choc -positif- en voyant justement les Witches Valley et Kni Crik en concert dans une école maternelle à Alesia (flyer ci-dessous) : les Kni Crik quasi à poil, en néo-peaux rouges et les Witches avec Kim et Zorka, deux filles dans un groupe, belles, sixties et sexy, c'était rare, et leur musique type punkabilly western, aussi. Au lycée, j'avais adopté l'hymne des Bérus, « Salut à toi ». Sinon, j'écoutais surtout du rock, du psyché et de la new wave, anglo-saxonne, j'ai jamais été trop branchée rock hexagonal.

Cosmic Wurst en première partie de NoMeansNo en 1989

Quels étaient vos lieux privilégiés ? Les quartiers où il se passait le plus de trucs ?
Vers 1987, la mecque de la mecque c'était le triangle les Halles/Marais/Bastille, puis, dès 89-90, je me souviens que l'excitation était à Ménilmontant : déjà le Soleil, le Lou Pascalou et la Buvette disparue. J'aurais pu être le maire du Pick Clops, un bar du Marais vraiment rock'n'roll (qui existe toujours, mais bien sûr, plus du tout l'état d'esprit) où j'ai passé BEAUCOUP de temps entre 1989 et 1994. C'est comme une société secrète, j'en recroise certains des années après et on est là « Aha ! le Pick Clops ! » Précisons qu'il était à deux pas d'une salle de répét rue du Roi de Sicile et du siège du label Boucherie Productions.

Egalement, le défunt Baragouin, un bar rue Tiquetonne ; j'y ai même tourné mon premier court-métrage en 1991. Les concerts excitants avaient souvent lieu à l'Elysée Montmartre, la Cigale, l'Arapaho, le Passage du Nord Ouest, le New Moon… Pour le côté plus expérimental, ça se passait aux Etablissements Phonographiques de l'Est, les E.P.E Et puis, il y avait aussi la boutique New Rose qui me faisait complètement fantasmer. J'y rentrais comme on rentre en religion : j'ai acheté mon premier album des Cramps là-bas, édité par eux. Idem pour Kni Crik. Plus tard, la super boutique Wave a ouverte, rue des Taillandiers. Et Parallèles, qui sont toujours là. Le record de longévité et de générosité est toutefois détenu par la plus prolixe librairie, un Regard Moderne, avec Jean, son incroyable patron.

Mon premier club, ce fut le Fantasia. Puis, les soirées « Vagalam à la plage » au Gibus, les « Metallic Jungle » au Rex. Et j'avais aussi ma carte de membre pour des soirées 60's au Saint : « Roots 66 » avec (entre autres) DJ Astro qui continue à mixer psyché. J'aurais adoré connaître l'Acid Rendez-Vous ou encore l'Opera Night, mais malheureusement, j'étais trop jeune.

Pat Ca$h et Niktus (Photo - Florent Schmidt)

Que faisaient tous ces gens qui passaient leur vie à faire la fête pour survivre financièrement ?
C'était beaucoup plus facile à l'époque de trouver du taf. Il y avait aussi des magouilles marrantes. Des copains faisaient Nourriture Sans Frontière, ils arrêtaient des voitures dans la rue pour une collecte d'un centre caritatif… fictif ! (je les ai accompagnés deux fois). Certains vivaient dans des squats, d'autres s'arrangeaient pour trouver compagne et appart, etc… Grâce à un bon ami qui officiait comme maîtresse SMS par minitel, j'ai moi-même été voyante –par minitel- pendant deux ans ! Et aussi, beaucoup de choses étaient gratuites. Les open-bar pleuvaient, les vernissages, les premières de spectacles où tu pouvais dîner à l'œil …

La « République de fête » que vous vouliez instaurer, ce n'est pas finalement ce que Paris est devenue ?
Paris est un musée ringard depuis trop longtemps, mais squatté par quelques anars qui ont encore quelques cartouches en réserve, du moins je pense et j'espère.

Xanaé Bove devant le Taj Mahal de Paris en 1991 (Photo - Hormoz)

1987-1994 sont en effet les années crossover, le film évoque le hardcore-punk, le rap, le funk et la house (galaxies qu'on retrouve sur le site du film). Mais est-ce que cette unité et ce mélange allaient au-delà du simple fantasme de journalistes ?
C'est tout, sauf un fantasme de journaliste. Une réalité que j'ai retrouvée en enquêtant et en interviewant les acteurs de cette époque. Il faut se rappeler que la techno, les raves étaient quelque chose de complètement nouveau. Aussi, dès que quelqu'un écoutait autre chose que du pur « mainstream », il connectait avec un autre curieux, même d'une obédience musicale autre, pourvu que ça restait hors du circuit improbables. D'où des connexions parfois improbables entre diverses galaxies.

On nous a bassiné et on nous bassine encore avec « les années Palace et Bains-Douches », vendues comme l'âge d'or des nuits parisiennes. Tu trouvais ça salutaire de faire ce film pour montrer que les années 90 elles aussi avaient pu rivaliser avec la ferveur de cette époque-là ?
Ce n'est pas tellement pour ca, mais plutôt pour parler de ce fameux crossover bien réel, de ma génération. Ce qui m'intéresse, c'est le décloisonnement que ca a apporté, l'ouverture d'esprit de l'époque et cet état d'esprit très 90's où, pour reprendre des termes typiques, « ça brasse », « c'est fly », etc… Attention, malgré ce que peut laisser penser mon film, je n'idéalise pas les 90's ! Du moins sur le plan esthétique : les fringues étaient moches, le grunge m'est passé cent coudées au-dessus et je n'ai jamais été une raveuse de la première heure.

Ce qui me tenait à cœur également, c'est qu'on a consacré beaucoup de sujets et documentaires à ceux de la French Touch, du courant ouvertement commercial, et trop peu sur les pionniers, comme Manu Casana, Sal Russo, Patrick Rognant, Juan Trip et autres passeurs, organisateurs, DJs, acteurs essentiels (qu'ils me pardonnent de ne pas tous les citer) dont l'intégrité, la singularité me touchent bien plus que tous ceux qui sont venus après.

Mon film est aussi et surtout un plaidoyer pour le droit à la singularité, l'amour des freaks. Comme dit la Roch, merveilleuse dame pipi et vestiaires dans les raves (qui a marqué toute une génération) : « L'extravagance n'est pas un délit ». Au fond, ce qui m'importe le plus aujourd'hui (et c'est pour ca que j'estime que Gustave Kervern et Benoit Delépine sont les meilleurs cinéastes français en exercice ), c'est de lutter contre une société formatée et formatante, de ne pas rentrer dans le moule. Les « personnages » sont en voie de disparition, les originaux des espèces menacées ; ce n'est pas pour rien que la super soirée trimestrielle de Manu Casana au Rex s'appelle la « Dinosaure » !

Justement, comment tu vis l'arrivée de ce « nouveau son » début 90's, la house puis la techno ?
Je n'ai rien compris ! J'ai été à la rave d'Actuel au Fort de Champigny à 20 balais. J'ai bloqué bêtement : « Quoi, dans Actuel, ils ont écrit psyché et c'est pas psyché ! ». J'ai pris le train en marche en 95 (eh oui !) grâce à Josh Wink (« Higher State of Consciousness ») et mes séjours à Londres où j'ai découvert la drum'n'bass au mythiques soirées « Metalheadz » et là j'ai plongé. Il y a eu à Paris en 1997, de très bonnes soirées jungle nommées « Inside », au défunt Hot Brass.

Les soirées en club qui m'ont le plus marquées sont celles-ci puis, dix ans plus tard, les excellentes soirées « Toxic » à la Boule Noire, animées par Solo et Uncle O alias DJ Reanimators.

D'un mouvement underground la techno sera ensuite récupérée par les parades & co, tu le voyais venir ?
Oui, car quand on est dans l'underground, il y a toujours la hantise de la récup' et ce n'est pas une paranoïa dans le vide, mais hélas ! une expérience avérée. C'est ontologique : la plupart des êtres humains ont besoin de posséder.

L'argent est l'élément qui détruit tout ? Finalement, la techno est devenue un rock comme un autre, non ?
L'argent, mais surtout les raccourcis débiles, faciles, de certains limonadiers, commerçants, médias (pardon) et des gens aussi. Quand un courant devient grégaire, ça n'a plus grand intérêt. Le plus grand danger c'est l' « hyperficiel » : quand un sujet, une musique, un auteur deviennent à la mode et que ça vire en marque, en gadget qui se vide de sens. Bien sûr, ça fait plus de 25 ans que la techno est là, donc oui, on peut dire d'une certaine façon que c'est devenu le nouveau rock et d'ailleurs ce qui est rigolo, c'est que du coup, le rock est revenu au galop !...

DJ Cash Money et DJ Dee Nasty (Photo - Yoshi Omori)


À un moment, Dee Nasty dit « il y a un pouvoir, il faut un contre-pouvoir. Moi j'ai choisi mon camp, celui des rebelles ». C'est toujours ta vision des choses ?
Déjà, je peux te dire que Dee est resté d'une intégrité sans faille. La classe. Il peut courir mixer au fin fond d'Aubervilliers, assurer une résidence dans un rade génial de quartier sans briguer le plan chic ou fric, il s'en fout. Je ne me suis jamais considérée comme rebelle, mais comme vigilante. J'essaye de ne pas devenir un putain de numéro. Ce qui est infernal aujourd'hui c'est que le « pouvoir » fait tout pour museler toute tentative d'opposition. Regarde ce qui se passe avec l'état d'urgence ! C'est une honte toutes ces personnes en garde à vue, perquisitionnées juste parce qu'elles tentent d'établir un contre-pouvoir. Aujourd'hui, le truc vicieux avec le pouvoir c'est qu'il est tentaculaire et invisible. Mes chers Kervern/Delépine l'ont très bien traduit dans Louise Michel : Yolande Moreau veut buter le patron, mais QUI est le patron ?

Ce qu'a tenté de faire le Syndicat du Hype au début des années 2000, ça te parlait ? La bande Technikart, Germain Pire, etc.
Alors Technikart oui. Je dévorais leurs numéros fin 90, spécialement ceux écrits par la sainte trinité Valérie Zerguine/Patrick Williams/Olivier Malnuit. Je connais et aime bien quelques-uns du SDH, mais pour moi, c'est trop la contre-chapelle qui, du coup, devient une chapelle. J'ai toujours préféré être un électron libre. Et sinon, avec des bandes périphériques et mon ami, Steph Zemore, qui a fait l'image d' Ex-TAZ, on était au début des années 2000 les rois des incrustes de fêtes en appart, y compris celles de Technikart !

Bonus Beat (pré-BPM), la première boutique house, située au 1 rue Keller (Photo via)

Est-ce que l'underground a un futur ? Si tant est qu'il existe encore.
Mais oui ! Carrément. Venez au Saint-André-des-Arts (où Ex-TAZ est diffusé dès le 16/03), on fera des rencontres, on développera ca. Je pourrais t'en dire plus, mais ca prendrait vraiment trop de temps. Juste, ca : la TAZ est éphémère, l'état d'esprit perdure, se transmet. Même à toute petite échelle. L'underground et je dirais, surtout, nos libertés sont menacées par un système de comm' en folie, une société assoiffée de vélocité et de nouveauté, qui veut tout gadgétiser : on te vend des coussins rock ; au festival techno Astropolis, des téléphones portables… On doit être tout le temps joignable, au courant. C'est affolant. Après avoir résisté des années contre FB j'en suis l'esclave consentante et heureuse depuis 5 ans. Etant obsessionnelle, je suis atteinte d'une maladie très 3.0 : être au taquet sur ses mails et réactions FB. Dans Vernon Subutex, Virgine Despentes décrit très bien les montées débilement orgasmiques qu'on peut avoir à coups de « like » !

Pour toi, la liberté est à chercher dans l'invisibilité ? En gros, la pensée d'Hakim Bey est-elle soluble dans le monde actuel ?
Je prône le retour du bouche à oreille, mais quand je dis ça, mes camarades internautes me demandent illico de créer un événement et le pire, c'est que je m'exécute ! En maugréant d'abord contre les réseaux sociaux puis, en prenant plaisir à produire un pitch, un visuel. Donc oui, Hakim Bey est d'actualité. Ne serait-ce cette phrase que je lui ai empruntée et qui clôt mon film : « Si le pouvoir est devenu invisible, s'il immisce partout, alors il faut à son tour devenir invisible ».

Les 11 membres du groupe Fantom, orga mystérieuse de raves dans les 90's (Photo via)

Tu sors encore aujourd'hui ? D'ailleurs, tu habites toujours à Paris ?
Oui, je sors. Je vais au marché, je prends le métro... Nan, je rigole. Oui, je vais à des concerts, dans quelques lieux qui ont une âme (il y en a encore dans Paname, tout de même), chez des amis… Aussi incroyable que ça puisse paraître, j'ai toujours habité Paris. Et cette ville m'a toujours énervée, mais j'aime son électricité même si elle relève plus de la haute tension que de la « high energy ».

Il reste encore combien d'années à Paris avant de devenir une ville complètement invivable ?
Paris est déjà invivable ! Les loyers sont exorbitants, les gens ont un taux de stress phénoménal ; mon quartier est devenu une parodie de rue donnant envie à n'importe quelle personne un peu autonome de plastiquer à tout va : lounge spécialisé dans les porridges, bistrot de nuit avec drapeau français sur l'enseigne, bars-restaus aux noms régressifs « Les Frites à Maman », « Ratapoil », « Bouboule »… L'opium du peuple ce n'est plus la religion, c'est la gastronomie française ! Vivre à Paris en n'étant pas adepte de ces lieux, ni un barbu de 30 ans, est quasiment un acte politique en soi ! C'est peut-être pour ça, que mes proches et moi, on reste ?

Le mur séparant la contre-culture de la vie normale, Stalingrad80 (Photo - Ludo Dery)

En plus de sortir des films, tu écris sur le cinéma. Si ne je me trompe pas, tu bosse actuellement sur un livre à propos du génie-cinéaste Hal Hartley. Pourquoi lui ?
Alors, ce n'est pas moi mais les Editions Lettmotif (dirigées par Jean-François Jeunet ) à l'initiative d'un traducteur et vaillant défenseur de Hal Hartley : Mathieu Germain, rencontré grâce à l'immense Pacôme Thiellement. Encore, un trip générationnel : Mathieu, Pacôme et les autres contributeurs, ont en commun d'avoir été saisis par les premiers Hartley, comme une histoire d'amour balbutiante et puis, bam ! sevrés : plus jamais de Hal, alors que c'était la coqueluche des Cahiers & co. C'est Mathieu qui a eu l'idée. Il parle mieux que moi de H.H. et a sorti quelque chose comme « Ma mission sur terre, c'est de faire revenir Hal Hartley » ; le genre de statement qui fait qu'on a tous été partants et que le livre existera bientôt.

La carte postale des éditions Lettmotif est d'ailleurs une photo d'Adrienne Shelly dans Trust de Hartley avec cette phrase géniale : « Tout le monde savait que c'était impossible à faire. Puis un jour, quelqu'un est arrivé, qui ne le savait pas et il l'a fait. » Exactement ce qui s'est passé pour mes jeunes années activistes de la nuit parisienne.

Sinon, en ce qui me concerne, c'est un coup de cœur pour ces deux visages tête bèche sur l'affiche de Trust : Adrienne Shelly et Martin Donovan ; une intransigeance kamikaze qui m'a séduite, transmise par des dialogues déments comme :
« - How is he ?
- Dangerous. But sincere.
- Dangerously sincere?
- No. Dangerous because he's sincere.
»

Dernière question : comment tu présenterais ton film à une personne de 2016 ?
Comme un film historique sur l'ère pré-Internet et smartphones, un film d'histoires aussi. Une sorte de West Side Story des premières raves avec d'un côté les purs et durs unis autour de Manu Casana, Patrick Rognant, Bernard Poussaint des Invaders, Jean-Luc Bertagnol, etc… Et de l'autre, ceux rassemblés autour du Gatsby des 90's, Pat Ca$h. Où l'on croise aussi bien des gens de Nova (Loik Dury, Ariel Wizman), que des graffeurs (Ruddy Bass, Popay…), des rois de la nuit (Albert du Balajo, Edouard Baer) ou des acteurs (Léa Drucker et même Thierry Lhermitte)... voilà !

Rod Glacial a quitté l'underground depuis qu'il a accepté de rejoindre Twitter.