Le Monde Julo

À l'occasion de la sortie de son nouvel album, Jul nous a parlé de variété des années 80, de son passage à l'OM et de la façon dont il cabre dans GTA.

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déc. 8 2015, 10:25am

Le 4 décembre a été marqué par les sorties de plusieurs têtes d'affiche du rap français : Booba, Rohff, la réédition de l'album de Nekfeu et même le retour de Joey Starr, parce qu'un peu d'humour ne fait jamais de mal. Au milieu, un ovni qui n'en finit plus de marquer le rap français au fer rouge, pour le bonheur de ses fans et le désespoir des autres : Jul. La crête la plus célèbre du rap français a sorti l'album My World en totale indépendance, comme tous ses projets précédents. Moins présent dans les médias (euphémisme) que la concurrence, le Marseillais enregistre des ventes phénoménales, qui lui d'ailleurs ont inspiré le nom de son nouveau label : D'Or et de Platine (presque tous ses disques dépassent la barre des 100 000 exemplaires vendus).

Rencontré dans les locaux de son distributeur Musicast, l'homme est discret, d'une timidité maladive ; rien n'indique que l'on a affaire au 3e plus gros vendeurs du rap français (Maitre Gims et Black M sont encore devant). Une humilité et une sincérité désarmantes qui tranchent avec... le reste du monde en fait. Et c'est peut-être là que réside sa force.

Noisey : Depuis 2014 tu as déjà sorti 5 disques, sans compter les mixtapes.
Jul : Avant ces 2 ans et demi, ça faisait 10 ans que je rappais, j'avais un home studio dans ma chambre. Je me levais, j'avais rien à faire, je faisais un instru, j'appelais des potes du quartier et on chantait. Donc ce rythme vient de là. Tous les jours, on rappait. C'est devenu une habitude. J'ai ralenti un peu maintenant : je me repose 2-3 jours parfois. Mais avant, c'était vraiment chaque jour.

Je t'avoue que je t'ai découvert à l'époque de « Sors le cross volé », et j'étais plutôt consterné. Et puis j'ai commencé à capter ton délire. Ça t'est arrivé souvent ?
Ouais. Y'a même des gens dans ces moments-là qui viennent me dire « j'écoutais pas tes sons, je voulais pas, j'aimais pas et aujourd'hui, je kiffe que toi ». Je sais pas si ça arrive à beaucoup de monde mais y'en a beaucoup qui me disent ça maintenant. Je commence à m'élargir. Je te dis ça par rapport aux réseaux sociaux. Je fais plus trop de showcases, donc j'ai perdu l'habitude de voir les gens, les fans, je les vois plus trop...

Ça te manque ?
Bien sûr. Là, j'ai fait une date en Belgique. Ça reprend petit à petit. Je me languis d'aller dans les boîtes, les showcases, je vois ça comme un retour. Donc il faut que ce soit le bordel, que je retourne toutes les boîtes.

Tu as seulement 25 ans, t'as commencé super tôt du coup.
J'ai démarré à 12 ans. J'écoutais la FF et Psy4. Après, au collège, je voyais des jeunes rapper, je me suis dit que j'allais essayer. J'ai pris un logiciel qui s'appelait Mixcraft, un micro à 9 euros, et j'ai commencé. Tu sais ce que je faisais avant ? J'allais sur des sons pas trop connus, je prenais la fin, quand il restait un bout d'instru, je bouclais le truc, je collais tout, tac-tac-tac et je chantais par-dessus. Vers 16-17 ans je me suis acheté Pro Tools, j'ai commencé de là, au début je faisais des instrus [il grimace]... Je me disais mais comment je vais m'en sortir ? Mais j'ai cru en moi, et j'ai progressé.

T'es autodidacte, personne t'a guidé niveau technique ?
Ah non... J'ai demandé une fois au magasin qu'on m'explique les outils, où tu vas pour faire l'instru, etc. C'est comme ça que j'ai pu vraiment m'y mettre. Mais je fais tout à la souris, pas avec le piano ou quoi, j'ai tout appris à la souris. Jusqu'à aujourd'hui c'est comme ça que je fais.

La particularité niveau instru, c'est le côté gros mélange de plein d'influences.
Voilà, moi c'est ça en fait. Mes influences c'est les sons d'avant. J'écoutais beaucoup de funk, Michael Jackson, tu vois les trucs comme ça, les beats un peu rapides. J'essayais de faire des instrus qui bougent en faisant du rap un peu autotuné, avec « Paranoïa », le refrain de « Cross volé ». Je mélange un peu tout et je suis ouvert à tout.

Certains sont carrément reggaeton niveau beat (« Mamasita »), d'autres sont limite Raï...
Ouais, bien sûr. Ça c'est tous les meilleurs sons que j'ai écouté quand j'étais plus jeune. Peut-être que ça vient de là, c'est gravé dans ma tête et ça ressort quand je fais mes instrus. Je m'inspire souvent de Michael Jackson, pas en refaisant pareil, mais après tu prends des flows, des trucs comme ça. J'essaie de faire dans le même délire quand je chante.

Ce qui revient aussi c'est la culture assumée de variet' française : il y a ta science des refrains mais aussi les reprise des « Démons de minuit » avec Alonzo, « Nuit de folie sur « Le Temps passe » avec « Et j'm'en tape, tape, tape »...
[Il finit en chantonnant] c'est ma façon d'aimer !

Et là sur l'album, il y a la reprise du fameux « Parole, parole » avec le refrain de « Encore des paroles ».
C'est des trucs qui me sont restés, des souvenirs d'avant, des sons que ma mère écoutait, que les grands de la cité écoutaient. Je ressors tout ça maintenant. Vu que mon public s'est un peu élargi, je sais qu'il y a un peu plus de gens « âgés », c'était leur génération ces titres là, j'essaie de penser à eux aussi.

D'une manière générale, tes lyrics sont assez mélancoliques mais ils se marient avec des beats carrément dansants. Ça t'est venu comment ?
Eh ouais... C'est mon délire ça. On va dire que les gens aiment bien bouger. Mais y'a beaucoup de gens tristes aussi. Et y'a beaucoup de gens tristes qui aiment bouger, qui ont besoin de ça quand ils sont tristes. Le mélange des deux, c'est ça qui donne peut-être, mon style à moi... L'étincelle. Faire du triste sur du dansant, c'est mon truc.

Comment tu as vu le succès arriver ?
Je l'ai même pas vu arriver déjà [Rires]. Je le vois que dans les showcases, parce que moi je sors pas trop... C'est surtout dans les villes que je connais même pas, quand je vois que tous les gens me connaissent, ils me parlent, ils sont à fond... Là, c'est un truc de fou.

Avec le recul, tu trouves que le clip « Briganter » t'a desservi ou pas du tout ?
Nan. Justement si tu regardes au début, j'avais comme tu dis des gens qui me prenaient pas au sérieux, y'avait au moins 2000 « j'aime pas » sur YouTube. D'habitude c'est l'inverse... Alors que l'extrait du son leur avait plu. Mais y'a eu des premières critiques sur le clip et ça a suivi, j'aime pas-j'aime pas-j'aime pas... Mais avec le temps, ça s'est inversé. Il y a eu 10 000 j'aime et les j'aime pas restaient à 2000. C'était mon clip avec le plus de vues, Skyrock a suivi, même quand je vais à l'étranger, ils me chantent le refrain de « Briganter », ou bien celui de « J'oublie tout ».

Donc tu serais prêt à refaire un clip avec ce look-là.
Bien sûr, si je dois avoir à nouveau ce look-là, je refais le même clip demain. J'assume complètement [Sourire].

L'album s'ouvre sur « Amnesia », c'est quelque chose qui revient souvent chez toi, être sous substances pour s'évader...
Je vais te dire la vérité, j'ai fait le son pour tous ceux qui fument de la beuh. Mais moi j'aime pas... Je veux pas inciter, montrer ça aux gens. Tu vois dans ma vie, si je vois un fan dans la rue et que je suis en train de fumer, je cache tout. C'est comme si je voyais ma mère, je respecte. Ce son est pour les gens qui fument déjà, en fait. Je respecte les gens sur ce point-là.

D'ailleurs tu insistes plutôt sur le côté évasion que ça te procure, le côté apaisant plus que récréatif.
Ah ouais ! Des fois tu vois t'es en crise, en crise noire. Tu fumes une ou deux barres, tu es bien, tu es loin... Le son parle de lui-même.

Contrairement à d'autres rappeurs du Sud qui ont tendance à moins le faire pour toucher un grand public, toi tu utilises vraiment beaucoup l'argot marseillais.
C'est parce que dans la vraie vie je parle comme ça. Je suis obligé de le mettre dans mes sons. Et puis ça le fait. Même si les gens comprennent pas, un jour ils comprendront. Ils se diront « oh, vé, tu vois ça, en fait ça veut dire ça, c'est un fou de l'avoir sorti ». Comme moi quand j'étais petit, j'écoutais des gens de Marseille pas trop connus qui disaient des mots à nous, ça te touche encore plus du coup. Les Marseillais connaissent tous ces mots. Je sais qu'à Paris, ils connaissent pas. Tellement que je voulais faire un petit dictionnaire sur Facebook, pour expliquer, mais je l'ai jamais fait.

Le clip « En Y » est tourné façon GTA, c'est lequel ton préféré ?
Le dernier. Il est bien, hein ? On joue, enfin moi je fais pas les missions. Je prends la moto, je cabre, je tire sur les flics, je fous le bordel, tu vois. Nous, notre truc c'est ça, on fout le bordel et celui qui meurt passe la manette. Ça va dans la rue, ça bastonne des gens [Rires] GTA, quoi.

Tu as été au centre de formation de l'OM, ça a duré combien de temps ?
1 an et demi ou 2 ans. Je me suis blessé, et j'ai arrêté, j'ai tout zappé. Le monde du foot, y'a des clans, beaucoup de jalousie et d'hypocrisie. Ce monde-là, j'en pouvais plus.

Pire que le monde du rap ?
Alors là, faudrait poser la question à quelqu'un qui serait allé au bout dans le foot. Mais je pense que c'est pareil. Vraiment un truc de fou la jalousie qu'il y a dans ces deux milieux. C'est la même chose un peu partout, j'imagine. C'est triste.

Des joueurs de l'OM apparaîssent dans tes clips, tu as aussi posé un son avec Mendy, c'est venu comment ?
Mendy et Thauvin je les ai vus pendant un showcase à Marrakech, je leur ai dit : venez avec moi sur scène, on fout le bordel. De là, je me suis bien entendu avec Benjamin. Après, y'a eu Cabella, c'est devenu des bons potos maintenant. Un jour, vers 2h du matin, il m'a dit « Qu'est-ce tu fais ? », j'ai dit « Rien, passe à la maison si tu veux ». J'ai fait un instru, il est venu, on s'est chauffés, je chantais, lui aussi, je lui ai dit : « viens au micro ». Normal. On est vraiment dans le même délire, on se prend pas la tête.

Comment tu vois l'avenir pour ton label D'Or et de Platine ?
Je viens de commencer, il faut que je montre que c'est solide. Quand je serai bien carré, je signerai des MC. J'en ai déjà repéré certains, je leur ai pas encore parlé, mais quand le jour viendra, s'ils sont dispos, j'irai les voir.

Je sais que tu veux pas revenir sur les soucis que tu as eu dernièrement, mais est-ce que tu t'attendais à un soutien pareil du public pendant cette période compliquée ?
Non, je m'attendais pas à tout ça, j'ai vu que j'avais des vrais fans derrière moi, une vraie Team Jul. Ça c'est... Pfff, pour en arriver là même moi je sais pas comment j'ai fait !

Ça vient de la proximité que tu as avec eux non ?
Moi je parle avec eux, quand je peux répondre, je réponds, j'essaie d'être réactif dans les commentaires, j'essaie de les faire rire, je leur parle comme si je parlais avec des collègues. Même en showcase, quand la foule est un peu trop loin de moi, j'aime pas. Faut qu'elle soit tout près.

Au niveau rap, t'as l'impression d'avoir décoincé des artistes ?
[Sourire] Ouais... J'ai l'impression que j'en ai décoincé beaucoup en fait. Depuis que je rafale YouTube, que j'envoie à la demande, je vois beaucoup de gens qui font ça. C'était une de mes stratégies. Je vois qu'ils s'activent tous, donc il va falloir que je m'active encore plus moi aussi je crois... J'en ai beaucoup coffré des musiques. Ouais... J'avais plus d'une centaine de sons sur mon YouTube, celui qui a été supprimé. C'est pour ça que je veux faire des albums gratuits, pour que ma chaîne YouTube retravaille, parce que là j'ai commencé à envoyer mais c'est pas assez. Moi j'ai l'habitude de rafaler. Le 4 décembre, s'il n'y avait pas eu d'album, j'aurais très bien pu envoyer des dizaines de sons, comme ça.

Rester indé c'est important pour toi ?
J'ai jamais regretté d'être en indé. Mais... C'est bien d'être en indé quand tu marches. Ce qui m'est arrivé c'est une chance mais qui n'arrive pas à beaucoup. Si des gens sont dans l'ombre, c'est peut-être mieux pour eux d'être en major pour avoir un peu plus de lumière. Je sais pas. En tout cas moi dans ma situation, je resterai en indé toute ma vie.

Julie Gonzalez, tu l'as repérée dans The Voice 4 ?
J'ai vu des vidéos d'elle sur YouTube, et après le contact s'est fait à partir de là. Je suis pas forcément l'émission mais quand je zappe et que je tombe dessus, je reste. J'aimerais bien des fois rentrer dans la télé et être à leur place, sur le siège... Des fois je me dis « Hé vas-y comment il se tourne pas, là » [Rires]

Le son « Pour les taulards », c'est venu comment ?
J'ai jamais été en prison mais tous les gens qui sont autour de moi y sont allés. Je me suis dit que j'allais faire un son pour les taulards en détaillant tout ce qui se passait là-bas. Donc mes amis m'ont expliqué, à chaque fois moi je notais tout, tac-tac-tac, j'aurais dû le dire à la fin, que les idées venaient de mes potes. Mais je sais comment ça se passe, parce que mon frère a connu ça, donc le parloir et tout... J'ai vu ça de dehors.

Sans rentrer dans les détails, entre les mésaventures de tes proches et d'autres drames plus tragiques, j'ai l'impression que ça te nourrit, que la musique est vraiment ton exutoire.
Ah ouais. Pour moi, c'est un moyen de m'évader la musique. Parce que je m'exprime pas, j'aime pas parler face à face, truc comme ça, je suis pas bien. Je parle de mes problèmes à personne, je garde tout. Donc les sons c'est parfait pour ça.

Dans « C'est Réel », tu dis « toujours posé dans le bloc, ça jalouse, désolé les frères si je déménage » mais sur « En Y » tu te dis « bientôt millionnaire », t'en es où ?
En fait, quand j'ai écrit le premier son, j'étais encore dans mon quartier. Malheureusement je suis parti, j'étais obligé parce qu'il y avait trop de gens qui savaient où j'habitais. Les fans, tout ça... Genre ils venaient en bas de ma fenêtre et ils chantaient « pourquoi tu me fais le grooooos » et moi je les filmais, c'était n'importe quoi. [Rire général] Après, dans l'autre son, je dis que je suis à 2 doigts d'être millionnaire mais c'est vraiment deux gros doigts tu vois, je suis passé à côté [Rires].

Sur « Lova » tu prends un peu des gimmicks reggae/ragga, c'est aussi une influence ?
C'est pas fait exprès, c'est moi en faisant mon yaourt, je sais pas, ça vient d'un coup. Je m'inspire pas trop des sons reggae, mais tu vois quand j'écoute cette instru, j'ai envie de faire ça, de dire « woyoyoyo ».

C'est que de l'instinct, en fait.
Franchement, ouais. Des fois j'essaie de faire des trucs de fou, je m'en fous moi, si ça me plaît et que ça peut taper, j'y vais. Comme j'ai toujours fait : les sheitan de l'ennui, les « la la la la la la » sur « Mon son vient d'ailleurs », qui vient de Gala ; le « howoho, howoho » de « Self Control », ça vient de [il fredonne] « You take myself, you take my self control, wohoho...

...wohoho »[Rires], je vois très bien.
En fait c'est un son qui était dans GTA, parce qu'à chaque fois que tu prends la voiture, nous on mettait la même radio, celle des années 80. Y'a plein de sons que j'ai refaits... C'est un de mes atouts : avoir des gens autour de moi qui sont vachement dans les sons d'avant, qui connaissent. Du coup, ça revient dans mes sons. Moi j'aime bien. Tant pis si d'autres aiment pas [Rires].

Sur « Ne m'en voulez pas », tu dis « mes rivals » mais dans un autre son tu dis « mes rivaux », c'était pour la rime ?
Ouais c'est une faute, ça m'arrive, ça m'est arrivé dans plusieurs sons [sourire]. C'est comme sur Facebook quand j'écris, je me trompe, j'oublie plein de trucs. Je vais t'en dire un autre sur un son qui est encore inédit : j'ai dit « tant mieux que ça a marché » au lieu de « tant mieux que ça ait marché ». Mais ils font pas attention, ils écoutent le son, tant qu'ils comprennent c'est le principal.

Tu écoutes quoi en ce moment ?
Tu as vu les sons de Gomorra ? Y'a un chanteur qui s'appelle Alessio, j'écoute ses sons. Sinon le son de Vybz Kartel et Miss Trinity, du Céline Dion, le son de gitan « Belle comme une rose, sucré comme un rêve »... Sinon du rap français, mais que à l'ancienne. J'ai plus le réflexe de prendre une clé usb avec les sons du moment. Beaucoup de musiques de film aussi, Bloodsport, Kickboxer, les musiques avec les flûtes, tranquilles, apaisantes.

Du coup c'est le genre de truc qui t'inspire pour les prods ?
Exactement, celle de « Mama » a une flûte qui peut faire penser à Kickboxer.

Les médias parlent moins des faits divers de Marseille, ça s'est vraiment calmé ou c'est juste qu'on en parle moins ?
C'est toujours pareil, ça a pas bougé, y'a toujours des faits divers graves, fréquents. Je pense qu'à Paris aussi y'a des trucs comme à Marseille mais comme c'est la capitale et qu'il faut pas la salir, ça en parle moins à la télé. Mais ouais à Marseille, même quand c'est calme c'est que c'est pas bon, parce que ça veut dire que ça va bouger prochainement.

Tu te verrais sponsoriser l'OM avec ta nouvelle marque comme Wati-B a pu le faire avec Montpellier ?
Bien sûr, ça j'aimerais, c'est le top, je vais tout faire pour. J'ai commencé y'a pas longtemps à vendre des T-shirts. Je vais tout faire pour que ma marque elle pète.

Mot de la fin ?
J'espère que vous allez soutenir pour la sortie de l'album. Je peux faire des dédicaces ?

Fais-toi plais'.
Dédicace à Baby Boy, Beber, les 2 Wassim, Tchyco, Azz, Mehdi, Mouss, Pti Djino et à ceux en prison, JP du 2B, Schmeta, Amada, tous ceux du quartier enfermés, tous ceux de France, la sortie c'est du sûr.


Dédicace à Yérim qui est sur Twitter.