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Anthony Pappalardo a fait des tonnes de trucs de sa vie

L'auteur de « Radio Silence » et « Live...Suburbia » nous parle d'adolescence, de hardcore, de journalisme et de DIY.

Anthony Pappalardo a fait énormément de trucs dans sa vie. C'est d'ailleurs sa principale motivation dans l'existence : faire des trucs tout le temps. Il a commencé par s'intéresser au skate (veillez d'ailleurs à ne pas le confondre avec le skater pro du même nom) et au hardcore/punk dans le Boston de la fin des années 80. D'un point de vue psycho-géographique, un parcours presque typique pour un ado américain. Ensuite, des années 90 à 2000, il a joué de la guitare dans une dizaine de groupes punk, hardcore, emo, post-punk, shoegaze et power pop qui n'ont jamais réellement décollé, sans doute à cause de leurs noms (Recycled Religion, Reason To Change, Trees Without Leaves, The Pace, Around The World, Sinners And Saints, Foreign Islands, Get Down, Brothers And Systems).

J'ai évidemment oublié les deux plus importants: Ten Yard Fight et In My Eyes, des groupes que vous devez déjà connaître si vous êtes arrivés jusqu'à la huitième ligne de cette intro. Depuis, Anthony est devenu journaliste, il a été l'auteur du meilleur contenu VICE américain de la saison 2011-2012, a sorti le meilleur livre jamais écrit sur le hardcore (Radio Silence, MTV Press, 2008) et le meilleur livre jamais écrit sur l'adolescence (Live… Suburbia!, Powerhouse, 2011). Il est aussi consultant sportif pour ESPN, et joue dans Italian Horn, un projet post-indie lo-fi avec lequel il a sorti un maxi l'an dernier sur le label brooklynite DAIS Records et dont la cover a été réalisée par Robert Pollard de Guided By Voices. Pappalardo a fait un break dans l'écriture de son troisième livre pour me parler de edge breaking, de journalisme et de DIY, avec un ton aussi positif-agressif que les sauts des bassistes Youth Crew circa 1997.


Noisey : Tu vois toujours tes potes d'adolescence ?
Anthony Pappalardo : Beaucoup de mes potes vivent toujours en Nouvelle Angleterre, ils sont casés, ont des enfants, alors que moi je suis célibataire à New York City... Forcément, il y a un écart. Mais ça ne veut pas dire qu'on ne se voit plus. Et puis, j'ai aussi un tas de potes de Boston qui sont venus s'installer à New York, avec qui je continue à bosser sur des projets, à aller voir des concerts, etc. J'en reviens pas d'avoir vu tous ces gens évoluer et s'accomplir. Jamais j'aurais cru que mes potes deviendraient patrons de labels, tourneurs, producteurs télé, écrivains ou artistes. Pas que je les prenais pour des demeurés hein, mais parce qu'on faisait vraiment de ces trucs débiles à Boston. Pourquoi on déambulait dans Newsbury Street sur des chaises de jardin ? Je ne sais pas.



Singalongs à gogo lors d'un concert de Ten Yard Fight, c'est marqué sur le chanteur. Anthony est au premier plan. Photo: Danielle Dombrowski

Tu as joué dans deux des groupes les plus influents du « revival straight edge » des années 90, Ten Yard Fight et In My Eyes. Parle-moi un peu de cette époque festive sans alcool.
Un truc sur lequel je veux être clair – et je pense que les autres membres des deux groupes seraient d'accord avec moi - c'est que ni Ten Yard Fight ni In My Eyes n'ont été créés pour « raviver » quoi que ce soit. Cette expression « revival straight edge » m'a toujours fait penser à une poignée de jeunes tentant de réanimer désespérément, à coup de bouche à bouche, de vieux types à moitié morts, afin de maintenir en vie un truc qui ne leur appartient pas.

Pour te remettre dans le contexte, quand mon pote Al et moi avons eu l'idée de créer Ten Yard Fight, c'était vers 1992/1993, Mouthpiece était alors le seul groupe qui avait conservé un son hardcore straight edge « traditionnel ». La plupart des mecs des autres groupes étaient plus vieux que moi et cherchaient à faire évoluer les sonorités du hardcore. Beaucoup d'entre eux avaient déjà fait parti de groupes cultes, et voulaient naturellement jouer quelque chose de nouveau. Nous, on cherchait à faire un truc qui puisait dans les origines du style, on était clairement plus dans l'inspiration que dans l'expérimentation. Certains d'entre nous avaient joué dans des trucs plus heavy, plus mélodiques, ou totalement différents, et ils ont saisi l'opportunité qui se présentait.

A cette époque, la majorité des groupes hardcore de Boston qui nous influençaient, les « légendes » en gros, s'étaient séparés ou étaient inactifs. Je me souviens très bien de l'énergie dégagée par Eye For An Eye, Wrecking Crew, ou Kingpin. Tu avais aussi des petits nouveaux comme Dive et leur hardcore incendiaire. Eux jouaient avec des tas de groupes qui n'avaient rien à voir, ils avaient un pied dans chaque scène dont une particulièrement, qui était en train d'émerger, la scène DIY. Elle se positionnait en réaction à ces gros concerts hardcore qui généraient beaucoup de fric et de violence. Au départ, c'était hyper excitant de voir Heroin, Greyhouse, Born Against, ou même Worlds Collide dans des petites salles, mais cette scène s'est mise à donner une importance de plus en plus grande à la rhétorique et à l'image véhiculée, tandis que les autres ont tous commencé à singer l'uniformité des groupes straight edge de la fin des années 80. Les mecs du DIY voulaient toujours se démarquer, mais sur plein de niveaux ils faisaient exactement la même chose – ils essayaient d'égaler Fugazi, Downcast ou Rorschach – malgré la différence de look et de son. Je ne veux pointer aucun groupe du doigt pour dire qu'il était plus chiant ou plus faux qu'un autre. Plein de groupes des mid-90's étaient géniaux. Mais beaucoup d'entre nous voulaient une alternative: quelque chose de fun et d'authentique, qui n'ait pas ce côté « donneur de leçon ».



L'insert du deuxième album de In My Eyes, Nothing to Hide. Anthony est en haut à gauche.

À propos, tu es toujours straight edge ? Ça a encore un sens pour toi ?
Je ne le suis plus, donc non, ça n'a plus vraiment de sens pour moi. C'est difficile de répondre à ça. Les mecs qui sont encore straight edge vont grincer des dents à la lecture de ma réponse, et tous ceux qui ne le sont pas, ou qui ne le sont plus, attendent que je traduise leurs sentiments à ce sujet. C'était un truc très personnel – qui a, durant un temps, constitué une grande partie de ma vie – mais je me suis rendu compte avec le temps que je n'étais pas obligé de me dire straight edge pour avoir une identité, ou pour marquer le fait que je ne voulais pas boire ou prendre de drogues. Il me fallait une identité propre, des amitiés basées sur mon propre jugement de valeurs, pas sur un système de pensée ou une vision prédéfinie. Mon entourage a toujours été très éclectique, même quand j'étais straight edge, ça ne m'empêchait pas de traîner dans les bars. Ouais, j'aurais pu explorer la vie tout en continuant à ne pas boire, etc. Mais à quoi bon ?

Le hardcore est t-il une passade ?
Le terme hardcore, à une période donnée, s'appliquait à une grosse centaine de groupes à travers le monde, même si chacun était unique. Le hardcore englobe maintenant tout un tas de personnalités et de groupes différents. Pour le kid de seize ans qui moshe au concert de Alert, le terme hardcore a une tout autre signification que pour le mec de 36 ans qui a payé 30$ pour assister à une reformation dans un club. Il y a aussi ce mec mystérieux, qui crèche dans un loft de Brooklyn, fan de ce nouveau groupe déjà mort qui a eu le temps de sortir une cassette sur Youth Attack Records, ou encore ce mec qui a vendu ses T shirts et vinyles de couleur sur eBay pour financer son voyage au Chaos In Tejas. Le hardcore a toujours eu ce sens ambivalent et propre à chacun. Il concerne maintenant plusieurs générations de gens, et pas juste un petit millier de personnes entre 15 et 25 ans comme ce fut le cas.

Des mecs issus du hardcore comme Gibby Miller, Wesley Eisold ou Ryan George sont maintenant dans un trip industriel/techno (respectivement Louderbach, Cold Cave et Youth Code). C'est une tendance qui va perdurer tu crois ?
Le hardcore – pour moi qui l'ait découvert à la fin des années 80 – est avant tout un espace social et une culture. La musique est juste l'une de ses composantes. Connaissant Gibby et Wes depuis un moment, je sais qu'ils ont toujours été attirés par la musique, et favorables à cette idée de communauté. Gibby et Wes ont toujours été bien au-delà du hardcore, avant même d'être dans des groupes... Regarde leurs photos de la fin des années 90 et du début des années 2000, ils portent des t-shirts Sisters of Mercy, Death in June, et d'autres trucs pas vraiment posi...

Si tu veux devenir musicien dans une ère où 200 groupes voient le jour toutes les 5 minutes, prépare-toi à en chier. Aucun des gars que tu as mentionné n'a jamais eu d'autre intention que de concevoir la musique qu'il aimait, à l'image de ces groupes NYHC qui se sont mis à jouer du post-hardcore, ou des groupes Dischord qui se sont soudain mis à explorer de nouveaux sons. Tout est soumis à l'évolution. Dans l'histoire du hardcore, il n'y a eu qu'UN seul groupe, Sick Of It All, qui est là depuis le début et poursuit sa route, même s'ils se sont essayés à d'autres influences sur leur deuxième LP et ont tourné avec des groupes metal pour élargir leur public.

Ce qui m'amuse c'est que personne ne semble trouver ça opportuniste quand des mecs issus d'un groupe indie rock se mettent à jouer du hardcore, non, on trouve ça juste « cool ».



Anthony, au centre, avec ses nouveaux potes qui boivent de l'alcool.

Parlons skate. Même si tu n'es pas le Anthony Pappalardo cité plus haut. Comment as-tu vécu la mutation sonore du skate, passée du hc/punk au rap au tournant des années 90 ?
Ça devait forcément arriver. À cette époque, le punk et le hardcore avaient dépassé la date de péremption, et le skate se métamorphosait totalement, devenait plus varié, plus accessible, plus urbain. Si tu observes la lignée du skate, ce n'est pas le sport le plus caucasien qui soit, mais c'est vrai qu'il a toujours été associé au punk, et à la culture autour, ce qui formait un ensemble homogène. Moi, l'influence du rap ne m'a pas plus dérangé que ça, elle a rendu le skate plus important encore. Ceci étant dit, à la fin des années 90, ça devenait lourd de devoir subir ces sélections rap de seconde zone à chaque fois qu'on matait une vidéo. Beaucoup de groupes rap des 90's étaient nases finalement, ils étaient devenus aussi pénibles que les groupes punks interchangeables qu'on pouvait entendre dans les vidéos des années 80. Imagine un gamin des 80's qui écoute du rap parce que ça fait partie de son environnement, et qui doit se taper la vidéo Speed Freaks, et ses morceaux horribles de Saccharine Trust avec du saxophone... La torture ! Dieu merci tout est plus varié maintenant.

Depuis la sortie du bouquin de Steven Blush, American Hardcore, en 2001, une tonne de livres et de documentaires sur le hardcore sont sortis. On dirait que, comme pas mal d'autres champs culturels, le hardcore devient peu à peu une sorte de musée.
Je voue une passion à tout ce qui est documenté et archivé, avec respect et attention. On se doit de préserver les choses qu'on aime, sinon d'autres feront n'importe quoi avec. Un parfait exemple: les types qui hébergent des morceaux sur YouTube avec trois fautes dans le nom du groupe et en prime la mauvaise année indiquée à côté, ça me rend fou. Toutes ces infos devraient être disponibles et cataloguées.

Justement, pour moi Radio Silence est le meilleur livre qui ait été fait sur le sujet. Il englobe et connecte tout. Il a été publié par MTV Press, ça a dû faire grincer des dents, non ?
Personne ne m'a traité de vendu. Quand les gens ont vu le produit fini, ils ont tout de suite su que le truc était vrai. Il y a eu 2-3 sceptiques, quelques emails merdiques, mais je m'en tape. Aucun de ces poseurs n'a jamais sorti de livre ou même réfléchi à un quelconque projet, donc ça ne m'atteint pas trop. En définitif, MTV a permis à ce projet de devenir concret et ils l'ont soutenu à 100%. Notre éditeur Jacob Hoye a joué un rôle clé dans la construction du livre, au niveau de la fluidité et de la façon dont il fallait raconter l'histoire, donc merci MTV !



Tu travailles aussi pour VICE magazine, qui avec d'autres, a couvert la plupart des sous-cultures existantes et a finalement rendu obsolète cette bonne vieille notion d'underground.

VICE est ce qu'il est. Honnêtement, si tu regardes le contenu du site maintenant, c'est beaucoup plus mainstream... Putain, ils ont commencé avec des vidéos de Wallflowers et une interview de Tori Amos ! Au début, Gavin McInnes mettait du punk et du hardcore dans le mag, simplement parce qu'il aimait ça. Moi je trouvais ça mortel parce que les autres médias fuyaient ces scènes et laissaient ça aux « gamins ». Et VICE leur répondait : « Allez vous faire foutre bande de connards prétentieux, les Subhumans tuent tout. » Tu dois repenser à ça dans le contexte actuel. À mon avis, aucun truc présent sur VICE ne représente réellement une sous-culture. En fait, le terme sous-culture est périmé parce qu'il se réfère à des cultures qui sont maintenant très visibles et sont toutes plus ou moins documentées.

Être un « journaliste hardcore » doit être un peu délicat parfois...
Très. Les gens me sortent souvent des trucs de type « Hey mec, pourquoi tu fais ça, il y a déjà des livres comme American Hardcore » ou « Tu essaies juste de faire de l'argent sur NOTRE scène ». C'est bien les gars, je m'en fous et je ferai ce que je veux de toute façon, les haters ne m'empêchent pas de dormir. Je n'ai jamais compris cette mentalité bizarre qui voudrait que rien ne soit documenté, que tout reste secret. Une culture dans son ensemble a existé et ne bénéficie quasiment d'aucune documentation ou d'archive digne de ce nom, quelqu'un doit le faire, merde ! T'imagines si on ne devait n'avoir qu'un seul livre sur chaque thème ? Genre un livre titré L'Espace ou un autre appelé Le Vietnam. C'est ridicule !

Tout est mainstream depuis que tout le monde a une connexion Internet ?
C'est plutôt vrai comme constat. Quand je me suis intéressé au punk et au skate, je voulais un accès total à ces cultures. Je ne me suis pas retrouvé là-dedans pour chercher le frisson ou un truc du genre. Je m'identifiais à tous ces gens. Évidemment, quand tu débusquais un disque dans une boutique, ou quand tu construisais ta propre rampe, ça avait une aura romantique. Mais je suis certain que j'aurais ressenti la même chose si j'étais né en 1995, et pas en 1975, vu que ce sont ces cultures en elles-mêmes qui m'excitaient, et non pas leur degré d'accessibilité.

Tu penses quoi de la scène DIY aujourd'hui ? Des types qui l'ont enfanté comme Penny Rimbaud sont devenus très durs à son sujet.
Les avis des vieux sur telle ou telle chose ne m'intéressent pas, et au vu du standard DIY, à 38 ans, je suis un vieux donc je devrais me taire ! Sérieusement, qui en a quelque chose à foutre de ce que David Byrne ou Patti Smith pensent du « statut difficile des artistes à New York ». Qu'ils aillent se faire mettre. Ils ont été les enfants gâtés de NYC pour moi, à une époque où tout était abordable. « C'était plus dangereux » bla bla bla… Tout ce qu'ils avaient à faire c'était rassembler une centaine de dollars par mois pour vivre Downtown et ensuite jouer une musique médiocre au CBGB, avant de devenir des stars. Tout le monde est déçu par le DIY. Personne n'est DIY en fait. C'est impossible. Est-ce que Ian MacKaye a construit les studios Dischord tout seul et y a installé l'électricité grâce à des panneaux solaires ? Tes disques ont-ils été livrés chez toi par pigeons voyageurs ? Non, ils sont arrivés par le service US Postal.

Le DIY ne m'intéresse pas, c'est l'idée de faire ce que je veux qui m'importe. C'est pour ça que j'ai choisi de quitter un job alimentaire afin de me sortir les doigts du cul, c'est la raison pour laquelle je continue d'écrire en m'en foutant de ne pas avoir de diplôme artistique, et c'est pour ça que rien ne m'intimide. Pour moi, le DIY n'est pas un chemin tout tracé que tu empruntes à seize ans en étant esclave de ses règles. Je préfère conserver un noyau d'idéaux et évoluer avec eux, sans me soucier des règles fixées par les autres.



Comment tu t'es retrouvé à travailler avec Max G. Morton sur le livre Live... Suburbia! ?

Max m'a demandé un jour de faire une lecture dans son salon Brass City Tattoo. Je n'avais pas de nouveau bouquin et réciter un passage de Radio Silence me semblait un peu bidon. J'ai donc préparé un diaporama et un genre d'exposé, qui est finalement devenu le chapitre « Me, You, Youth Crew » qu'on retrouve à la fin de Live... Suburbia!. J'étais déjà un gros fan du travail de Max, et on a donc décidé d'organiser cet espèce de colloque punk sur un parking vide du Connecticut. J'ai passé une grande partie de mon adolescence à trainer sur des parkings, l'idée était vraiment de discuter, du hardcore, du fait de mûrir, ou comment un simple groupe comme Youth Of Today ait pu avoir une si grosse influence sur la scène, tout ça sur un parking de la banlieue du Connecticut. Une fois sur place, on n'a pas eu ce feeling de deux pauvres mecs de trente ans se rappelant leurs souvenirs du bahut. Le résultat m'a plutôt paru intemporel et beaucoup d'autres kids américains qui étaient présents ont partagé mon avis.

Un essayiste français a posé ce constat dans un de ses bouquins: « À l'ère de la culture jeune, il est important de rappeler cette banalité : la jeunesse n'a jamais été une classe. C'est une période de la vie qui est devenue un marché. »
C'est triste mais oui, la jeunesse est la catégorie la plus sujette aux courbes du marché, des céréales aux jouets en plastique. On pourrait dire qu'avec mes livres, j'exploite moi aussi ce filon, mais les gens qui lisent mes livres ne sont pas des jeunes. Pourtant, leur contenu vise justement à mettre en perspective certains moments de l'histoire américaine, pour ceux qui ne l'ont pas vécue. Il y a un lien commun entre tous les gamins qui ont un jour chopé un skate ou un disque de Minor Threat, peu importe l'époque. Malheureusement, mes livres ont tendance à attirer des types plus âgés.

Et sinon, tu penses quoi de la cover du dernier Black Flag ?
Le but d'une cover est d'illustrer la musique contenue dans l'album, vrai ? Du peu que j'ai entendu du disque, j'ai bien l'impression que cette cover merdique est un reflet très précis du Black Flag de Gregg Ginn en 2013.

Un dernier mot ?
Faites des trucs, sérieusement, n'importe quoi. Il n'y a rien de pire que quelqu'un qui te rabat les oreilles avec son « incroyable » idée mais qui n'en fait jamais rien. Et si ça craint trop, pense à autre chose. C'est aussi simple que ça.


Rod Glacial est toujours straight edge. Et il est sur xTwitterx @FluoGlacial