On était sur le tournage de « Selfie », le nouveau clip porno de Vald

Ian Scott, Nikita Belluci et un réalisateur habitués aux séries Z avec des islamo-nazis pour un clip en 3 versions : romantique, érotique et pornographique.

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juil. 17 2015, 1:52pm


Vald et Nikita Belluci - Toutes les photos sont de Melchior Tersen

Il est 18h30, on arrive sur le plateau. Une petite équipe s’affaire dans un espace réduit. Il y a un peu de fumée, un éclairage tamisé et au centre, un lit avec un mec qui prend une fille en levrette. C’est Ian Scott et Nikita Belluci. Juste à côté d’eux, haut perché sur une chaise en hauteur, Vald en chemise-cravate, qui les filme avec un portable. « En fait même ça c’est n’importe quoi, je peux même plus filmer avec ce modèle-là », nous précisera-il plus tard. Vald en chemise cravate avec des stars du porno, fatalement, y’a encore des cons qui vont le comparer à Eminem par rapport au clip de « Superman ». « Oh, pas grave, on n’est plus à ca près », nous lache-t-il. Il faut dire ce qui est, tout le monde s’en fout. Ce serait comme faire remarquer que Vald ne prend absolument aucun selfie dans cette vidéo. NQNT, ni queue ni tête, fidèle à son concept.

En comptant bien, il n’y a qu’une bonne demi-douzaine de personnes qui bossent réellement sur le tournage. Et dans le fond de la salle, autour de ce qui ressemble très fort à un bar, il y en a le double venu juste pour regarder, avec pêle-mêle des potes de Vald, des potes de potes de Vald, un rappeur conscient dont on taira le nom et d’autres personnes non identifiées. Et aussi une fille, assise sur un canapé qui regarde de temps à autre la scène mais qui a l’air de royalement se faire chier. Sur les murs des tableaux de gens à poil. Contre les murs des sculptures de gens à poil. Mais au fait, on est où ici ? « Il paraît qu’avant, c’était un truc où des gens mataient d’autres gens sur ce lit en train de baiser, explique un connaisseur. Dans le public qui payait pour ça, y’avait des hommes politiques, on m’a dit. » Ok, ok.



Précis quand il dirige tout ce beau monde, Deyan, le réalisateur, semble parfaitement dans son élément, même s’il n’a pourtant apparemment jamais dirigé de porno auparavant. Faut croire que ça s’apprend vite, ou qu’il a pris la main fissa. Apparemment, il a été selectionne par l’equipe de Vald en amont. «​ On a repéré son taf, perso j’ai vu des trucs de ouf, des mini-films avec des islamistes nazis, ce genre là. C’était lui qu’il nous fallait. »

Entre deux prises, l’ingé-son discute avec un autre « Tu connais machin ? Il fait des œuvres qu’il vend, en fait il éjacule sur des trucs et c’est comme des tableaux tu vois. » On en apprend tous les jours. Un mec de la maison de disque explique qu’il y aura 3 versions du clip : une romantique, une érotique et une porno. « La première c’est pour tout le monde, la seconde sera sur Youtube avec la restriction d’âge et la troisième on la balance sur les sites pornos. » Une stratégie audacieuse.



Pendant qu’une nouvelle séquence démarre avec son lot de coups de reins, de oh-oui-oh-oui-encore et de gueulantes du metteur en scène, le manager demande à une membre de l’équipe de tournage ce qu’elle pense du concept. La demoiselle répond que c’est quand même un peu choquant. « Ouais mais attend, dans les paroles c’est la fille qui demande, donc ça va. » Conciliante, la jeune femme répond qu’elle sait bien que c’est pour le buzz et qu’elle comprend. Ok.

C’est maintenant l’heure de badigeonner Ian et Nikita avec de la poudre phosphorescente pour écrire « Vald » « Selfie » et autre « NQNT » sur leur corps, assorti du coup aux lunettes du rappeur. Je comprends enfin que la-fille-qui-avait-l’air-de-se-faire-chier-sur-le-canapé bah c’est la maquilleuse en fait. « Si tu peux aussi lui en mettre dans le cul et que ca brille c’est bien », fait remarquer le real, dont la demande n’aboutira malheureusement pas. Ni vu ni connu notre photographe choppe une dédicace de Ian Scott dans le plus grand des calmes. « Y’a pas de honte a avoir, on a tous grandi avec ses films », philosophe un autre fan. « Perso j’ai déjà une photo de moi et Jay-Z, je mettrai celle avec Ian juste à côté », ajoute le manager.

Changement d’ambiance. Apparemment c’est la scène un peu vener de la journee : Deyan crie frénétiquement des « ok maintenant fous lui des baffes dans la gueule », « voilà parfait, et toi défends toi, étrangle-le ! Battez-vous, allez ». Comme pour le reste, au début les spectateurs étaient assez hilares, et au bout de la 3e fois tout le monde reprend ses occupations comme si de rien n’était. On aurait dû prendre plus de tise, remarque un fin limier. Au final c’est ouf comment c’est un tournage comme les autres au bout d’un moment, rajoute un mec devant une énième prise tandis que les acteurs remettent ça. C’est finement observé, on s’habitue assez vite et la routine s’installe. Nikita, elle, commence à saturer mais il reste une dernière séquence à tourner avant de plier bagage. « Tu m’as plus fatiguée que Woodman », lâche-t-elle à Deyan, en référence aux tournages de Pierre Woodman. Les connaisseurs, et ils sont nombreux, apprécieront la précision. Le tournage reprend, nouvelle position pour Ian et Nikita, pendant qu’au bar ca part en débat rapologique passionne sur Kery James, Rohff et Booba. En allant se rafraichir, Nikita en place une pour « La Fouine qui avait une petite bite dans sa sextape ». Ça n’a que peu de rapport avec la conversation mais c’est toujours sympa. Enfin ca dépend pour qui, en bon médiateur Vald tempère « doucement les blagues sur les petites bites, quand même »

Apres le clap de fin (vous emballez pas c’est une expression, personne se fait chier à faire de clap sur un tournage pareil) toute l’équipe remballe le matos et les accessoires. « Nan mais laisse ca par contre, je l’ai pris chez ma mère ce matin, c’est à moi ». Décidément Deyan s’implique beaucoup sur ses tournages.

Dans un coin, Ian Scott profite du canapé pour dormir, Nikita se rhabille, Vald et ses potes s’apprêtent a partir. Demain rendez-vous au Palais du Luxembourg ou aux Buttes Chaumont pour la version romantique.

Pendant une courte pause, Vald complimente Nikita à sa façon « Mais c’est tes vrais seins ? Ils sont très bien. Par contre ils durcissent jamais ? - Si, juste avant les ragnagnas. -Ah ok. » Son comèere AD, qui n’est jamais tres loin, en profite pour blaguer : « Il faut l’excuser, il découvre un peu les choses de la vie avec ce clip. »


LE RÉALISATEUR : DEYAN ILIC

Noisey : On est au premier jour de tournage, tu es satisfait ?
Je crois qu'on a un fait un truc vraiment sympa, limite révolutionnaire. [Rires] Dans le sens ou on a fait des trucs super esthétiques, super beaux... On peut faire aimer le porno à des gens qui n'aiment pas le porno à la base.

Tu avais déjà fait ça avant ?
C'est la 1ere fois de ma vie que je filme du porno. Par contre j'ai fait bosser des stars du porno dans un de mes films, dans des rôles habillés. Ils jouaient des tarés psychopathes, des néo-nazis, etc. J'ai déjà fait pas mal de clips mais plutôt rock, métal, musique tzigane mais je suis pas du tout rap, je connaissais pas Vald, c'est Tefa qui m'a dit qu'il était dans mon délire et que ça pouvait accrocher. Et en effet, j'ai bien accroché ! On aime les trucs un peu extrêmes tous les deux. Au final ce son c'est une ballade parodique.

Quand tu dis « un peu extrême », on parle de quoi ? Serbian Movie, Human Centipede ?
Non, pas à ce point-là. C'est plutôt du film d'auteur violent je dirais. Avec toujours l'humour pour désamorcer la violence. C'est aussi là qu'on se retrouve avec Vald. Sur ce qu'on a tourné aujourd'hui il y a du sexe, de la violence mais aussi beaucoup d'humour quand même. Ça donne une espèce de poésie étrange.

Tu tournes quoi habituellement ? On m'a décrit une série Z avec des islamo-nazis.
Tout à fait. Je suis serbe, et j'essaie d'être un mix entre Kusturica, Del Toro et Tarantino, des trucs comme ça. Je fais du baroque déjanté, des trucs psychédéliques avec des couleurs pures... l'idée c'est de faire un univers original qu'on voit pas souvent et qui va très loin. D'ailleurs je suis content parce qu'ici on a été assez loin ! Les conditions de tournage sont pas les mêmes : d'habitude je suis sur des trucs avec plein de monde partout, ici c'est équipe réduite, mais du
coup on se concentre bien sur notre unique objectif, c'est efficace.

Ça change quoi de diriger des acteurs pornos et un rappeur par rapport à d’habitude ?
C'est marrant parce que pour la version hard, c'est leur terrain donc ça passe tout seul, ils ont leurs automatismes etc. Mais pour la version soft ou ils devaient faire semblant de baiser, ils étaient en galère ! Il a fallu recommencer plein de fois parce qu'ils étaient pas très bons, pas dans leur élément. Pour Vald c'est encore autre chose, il vient avec déjà son identité, son truc, donc je le dirigeais plutôt sur la forme : mets ton téléphone comme ci, tiens-toi comme ça,
etc. En tout cas que ce soit lui ou un autre, tant qu'il y a un concept intéressant, je suis là !


LE RAPPEUR : VALD

Comment est venue l’idée du morceau à la base ?

C'est une sombre blague avec mon frère. Je dévoile les cartes tout de suite. Il me disait souvent qu'il faudrait faire un morceau qui... je vais pas reprendre ses mots exacts, sinon il va aller en prison le
pauvre. En gros, son idée c'était de montrer ce principe de sauver les apparences alors que derrière ça fait tout et n'importe quoi. Je lui dis « non, c'est pas un projet viable ». [Rires] Je lui ai dit et répété mais lui était persuadé : « non, c'est la victoire justement » moi je disais « nan, c'est de la merde ». Franchement j'ai fait le son, sans l'autotune bien réglé, je lui fais écouter en lui disant « t'es content ? tu vois bien que c'est de la merde » sauf que lui pense qu'au contraire c'est lourd de fou, etc. Je trouvais ça absolument con... Puis je ramene le truc au studio et les gens ont la même réaction... Jusqu'à aujourd'hui je trouve le morceau complètement con mais tout le monde le trouve génial, c'est plutôt très drôle. Je comprends toujours pas.

Même si à cette période de l’année elles doivent être à Ibiza ou d’autres destinations folkloriques, t’as pas peur que des associations de meufs sans humour te tombent dessus ?
Moi je l'ai dit et répété : non seulement c'est de la merde, mais en plus on va se faire niquer les frères ! On m'a dit « non ça tue, on aura personne sur le dos », l'avenir nous le dira, frère. Mais je suis très lucide : j'ai dit, les gars, on est tous irresponsables. On va dire qu'on est Charlie. [Rires]

C'est vrai que ça peut être ton bouclier invincible : liberté d'expression, on est Charlie ou pas ? [Rires]
Fort ! Des pin's, des badges, des trucs. Apres je viens sur les plateaux avec un t-shirt Je suis Charlie, pow, lourd de ouf. En parlant de plateau télé, t'avais suivi médiatiquement ce qui s’était passé pour « Sale pute d’Orelsan » ? Ouais ! Mais c'est horrible, même dernièrement j'ai vu qu'il avait encore un procès qui trainait je crois... Ça dure ces trucs la, même si tu gagnes, ils te font bien chier. Moi si ça va au procès, parlons direct : chuis pas du tout préparé, chuis jamais préparé. Ensuite si je me retrouve vraiment sur un plateau, je vais éluder. Peut-être parce que j'ai vu Orelsan a l'époque justement. Ils me baiseront pas, ils me limiteront pas à ça. Tu peux pas me résumer a ça, non. Le zen pointé vers les étoiles, toujours.

L’autre truc dans ce titre c’est que tu continues de faire des voix de meuf tout au long du morceau, apparemment c’est ton truc.
J’adore ça. C’est mon ptit coté Young Thug. J'ai un gout pour les petites voix.



Quand tu entres en cabine pour fredonner « fais-moi mal fais-moi mal j’ai pas peur, je peux montrer la chienne en moi », les mecs au studio réagissent comment ?

L'ingé son est pas du tout d'accord avec ça [Rires]. En fait ces voix je les fais dans ma chambre tout seul, et après je les ramène. Ça devient un peu inévitable donc ils me disent "ok c’est bon va faire tes merdes, tes ambiances de con" mais d'abord faut que je le fasse tout seul, sinon je peux pas assumer que quelqu'un découvre en direct et me dise « mais t'es ridicule putain », faut que je propose le
package direct.

Comment est venue l’idée du triple clip ?
La version porno c'était une évidence. Mais on se demandait ce qu'on pouvait faire de cool qui soit diffusable. Y'avait le real, le manager, Ian Scott et moi. Y'en avait 2 qui etaient chauds patate, on
a parlé : "on a qu'à faire ça non ? Ah ouais bonne idée". Impossible de te dire de qui c'est venu précisément... Tefa va te dire que l'idée vient de lui [Rires]

Dans la version « romantique » le délire de t’avoir à la guitare, c’est une influence Mary à tout prix ?
Exactement. Moi je dirais version ringard plutôt que romantique. Version karaoké, pour toute la famille. C'est cette référence parfaite de Mary à tout prix : un mec qui chante en te suivant partout, qui est
là tout le temps, on sait même pas pourquoi. Mais il est là ! NQNT à fond.

Sur le tournage on m’a parlé de l’idée de te transformer en Justin Bieber. On est d'accord pour dire que c'est foiré ?
Non en fait c’était Justin Timberlake je crois.

Putain mais c'est encore pire.
[Rires] Ouais pour The 20/20 Expérience. Sauf qu'on avait pas de nœud papillon. Et de costard à ma taille. Et de budget. Manque de budget frère.

Balancer le clip pile à la fin du ramadan c’est un geste de soutien à la communauté musulmane ?
Sérieux ça va tomber à la fin du ramadan ? Putain je savais même pas, en fait on a eu du retard, tout simplement. Mais c'est pas fait exprès, ceux qui sont intéressés auraient pu le regarder la nuit, c'est pas bien grave.



L'ACTEUR : IAN SCOTT

C'est ton 1er clip de rap ?
Ouais. J'ai déjà fait un clip mais c'était pour Placebo, y'a des années. En rap, je suis vraiment très nul, Vald je découvre complètement. Ça a l'air sympa, j'ai écouté juste le morceau sur lequel on a fait la scène mais là avant le tournage j'ai écouté 2-3 morceaux qui sont cools. C'est pas mon style musical de base, mais ça passe !

Tu as été surpris de la démarche ?
Ce qui est étonnant c'est qu'aucun rappeur m'ait appelé plus tôt ! Ça s'est fait dans le rock avant le rap. Mais aux Etats-Unis, dans le rap, ça s'est fait un milliard de fois pourtant.

Tes impressions sur le tournage ?
Franchement, sympa, clip sympathique, pas trop compliqué à faire, ça va. J'avais un peu peur du truc au début parce que c'est complètement différent de ce qu'on fait dans le porno. Là c'est assez froid, en
plus c'est des gens qui sont pas du porno à la base, donc c'est pas évident. C'est direct : allez hop, on commence le 1er plan, tu bandes, on fait ça, le plan dure pas très longtemps vu que c'est du clip. Entre chaque plan il se passe une éternité, dans le porno y'a pas de grosses coupures comme ça, c'est l'inverse, si on peut dire "action" et ne pas couper pendant toute la scène, c'est le top. Là j'avoue que
niveau excitation c'est pas ce que j'ai fait de plus top, mais ça va, ils m'en ont pas trop demandé non plus.

J’ai cru comprendre que niveau qualité d'image ça n’a rien à voir avec le porno ?

C'est carrément supérieur, moi j'ai jamais vu ce style de caméras sur un porno. C'est très très rare. Y'a eu quelques tournages avec des équipes italiennes parce que tu sais, ils aiment bien mélanger Cinecittà et porno. Mais cette caméra, qu'ils appellent RED ou je sais pas quoi, j'avais jamais vu. C'est très probable que ce soit le plus beau porno francophone, parce que juste avec le prix de cette caméra tu peux faire plusieurs films pornos normaux !




L'ACTRICE : NIKITA BELLUCI

On arrive sur la fin de la journée, c’est quoi tes impressions de fin de tournage ?
Hmmm... J'ai envie de mourir. C'est encore plus fatigant qu'une triple anale mais le résultat sera magnifique. J'ai vu des vidéos du réalisateur et c'est sensationnel. J'ai aussi vu des petits rush du clip, et c'est trop beau à l'image. Ça vaut le coup d'avoir envie de mourir.

Tu connaissais Vald ?
Du tout. En fait c'est Ian Scott pendant un tournage porno qui m'a demandé si je voulais participer à un clip. Il m'a fait écouter la chanson et j'ai accroché direct. Les paroles sont très trash et la mélodie très douce, c'est romantique, une petite ballade que tu pourrais écouter pendant que tu es train de pêcher. C'est un beau mélange. Si c'était un autre truc, j'aurais pas fait.

Niveau rap, dans une interview tu avais un peu descendu...
Booba et Fouinasse, ouais.

Et tu disais que t'aimais bien 1995, j'ai jamais compris pourquoi.
J'aimais beaucoup leurs sons, ça changeait. Booba me gavait, j'adorais à l'époque Lunatic mais entendre en boucle 'grosse pute, 92i' etc, bof. Bon, c’était avant hein, maintenant c'est clair que je vais plus dire que 1995 c'est les meilleurs.

Quelle est la différence principale avec ton travail habituel ?
Le temps. Je suis là depuis 13h50, ça prend énormément de temps. Là je reviens de Prague, d'une prod très hardcore, de l'anal, des DP, etc, bah ça a beau être violent, c'est super rapide, en 2h c'est bouclé. On connaît notre taf, on fait nos 5 positions, on fait l'éjac et terminé. Là y'a une mise en scène, c'est autre chose. Aucun rapport avec le clip de Kennedy auquel j’avais participé : on était dans son appart, 3 plans à tortiller du cul et c'était réglé. L’autre truc c’est que dans le porno y'a pas de budget. T'as des prods comme Brazzers, Reality Kings avec des bonnes cameras... Mais dans le porno y'a plus de pognon donc on aura pratiquement jamais ça. En plus tu peux faire un film ou une sextape avec un iPhone et ça peut être très bandant. La qualité d'image sera meilleure ici, mais on tourne un clip de rap, pas un porno. Les angles sont très différents... [Elle s'aperçoit que Vald fouille quelques affaires] Hé, toi si tu me piques quelque chose, sur la tête de ma mère...

Vald : Mais non ! Je cherche un truc à moi.

Bref, ici on va pas chercher vraiment la pénétration, le gape etc. On est plus concentrés sur l'artiste. Et y'a pas besoin d'une super caméra pour faire un bon porno.

Le son, tu te vois l’écouter en simple auditrice ?
Le truc qui m'a surpris c'est les paroles ultra trash, avec le passage 'fais comme si tu me violais', etc. Mais au final la chanson choque pas. Ça en est presque doux : c'est une chanson que tu peux écouter avec ta gonzesse, c'est presque une chanson d'amour. Il a vraiment bien fait le truc. T'as Booba qui va sortir ses trucs à la 'j'te baise sale pute', ça met pas la femme en valeur et là, même si la nana demande de se faire violer bizarrement tu sens pas de manque de respect. Ça j'ai vraiment kiffé. J'ai écouté quelques uns de ses autres sons…

Vald : Je suis un poisson !

Voilà, Poisson et Bonjour. La zic j'ai grave kiffé, les textes faut que je réécoute. Je pense que t'as de l'avenir. La petite gueule on dirait un mini Eminem, moi je pense qu'il va y arriver !


« SELFIE » VERSION ROMANTIQUE



« SELFIE » VERSION ÉROTIQUE



« SELFIE » VERSION PORNOGRAPHIQUE




Yérim Sar est dans tous les bons coups. Et sur Twitter - @spleenter