Avec Sneaks, il n'y a jamais de problème

La gamine de Washington D.C. est actuellement en tournée en France et on vous présente son nouveau clip, « No Problem ».

|
24 juin 2015, 11:30am

Vous seriez bien bêtes de ne pas vous procurer le nouvel album de Sneaks, Gymnastics, fraîchement sorti en LP sur Danger Records. Cette gamine de Washington plie la fin de saison avec l'un des disques les plus expéditifs et dépouillés que vous écouterez cette année. 13 minutes et 44 secondes montre en main, une basse et une boîte à rythme à 10 000 à l'heure suffisent à en faire la meuf la plus cool des souterrains contemporains. Le début de sa tournée française, qui dure jusqu'au 28 juin, était l'occasion ou jamais d'aller chercher des réponses, aussi lapidaires que ses morceaux, à nos questions. Et de vous diffuser avec un plaisir non contenu la vidéo internet-windows effects de « No Problem », juste en dessous.

Noisey : Ton dernier album est super court. Comptes-tu plier les lives en un quart d'heure, ou as-tu prévu des choses pour allonger la durée ?
Sneaks : Mes derniers lives ont duré 7 minutes. Un pote était avec moi pour jouer de la batterie. Que peut-il se passer en moins de 15 minutes avec des beats à pleine vitesse ? Je n'en sais encore rien, mais ce sera toujours cool à regarder.

Comment s'est faite la connexion avec le label français Danger Records ? Sais-tu comment ils sont tombés sur toi ?
Jérémy a vu une vidéo live de mon troisième concert, il y a près d'un an. Il m'a envoyé un message sur Facebook. Il était très curieux à propos de Sneaks et vice versa.

Ton album Gymnastics est annoncé et dispo en streaming depuis des mois, une version cassette était même déjà sortie en 2014. Tu en as un autre de prêt ?
Gymnastics est suffisamment excitant pour moi pour le moment. Je marche sur la pointe des pieds, je compose de nouveaux morceaux, mais c'est encore en travaux. Je suis cependant obligé d'avouer qu'un split top secret sortira bientôt, quelque part dans le monde.

Le morceau « Someone Like That », ajouté au tracklisting en dernière minute, contient des synthés. Ressens-tu des limites avec le format boîte à rythme/basse/voix ?
Les limites peuvent être une bonne chose. Je suis obligée de tout réduire à l'essentiel. Mais je pense que « Someone Like That » est le résultat d'une sorte de libération face à ces contraintes, à travers l'utilisation d'autres instruments. Ça reste un morceau bizarre pour moi.

Ton album est souvent décrit comme très hot. T'es à l'aise avec ça ?
Je m'en réjouis !

Au vue de la construction de tes morceaux, je me suis demandé : tu étais dans le hardcore ou un truc du genre avant ?
L’énergie du hardcore me fascine plus que le genre qui y est directement associé. L7 était mon groupe favori à un moment. Donita Sparks, Suzi, elles sont merveilleuses.

Tant qu'on y est, vu que tu y habites, tu peux nous parler de la musique à D.C. ?
Ces temps-ci, je vis à Baltimore, et il y a vraiment de la vie là bas. Mais ces dernières années, des groupes cool se sont formés à D.C., Gauche, Bless et Default Handshake par exemple.



Soyez certains de vous presser en masse le 24 juin au Bistrot de la Cité (Rennes), le 25 au Cube à Ressort (Brest), le 26 à l'espace El Doggo (Limoges), le 27 au Club (Valence) et le 28 juillet à Lyon. Toutes les infos de la tournée sont ici.