Noyez-vous dans la synth-wave spectrale de Marie Davidson

Elle adore les séquenceurs et David Lynch mais sa plus grosse influence reste la B.O. de Cannibal Holocaust.

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avr. 3 2014, 12:45pm

Marie Davidson n'est pas exactement une inconnue dans la scène indépendante de Montréal -on l'a déjà croisée chez Essaie Pas ou aux côtés de Femminielli- mais son nom resteun secret encore trop bien gardé en Europe. Une situation qui pourrait très vite changer grâce à Perte d'Identité, premier album solo (après un EP paru il y a deux ans) où sa synth-wave aride et fantômatique, explose enfin dans une élégante démesure, portée par des paroles aussi brutales qu'hypnogènes. Perte d'Identité sort demain sur l'excellent label belge Weyrd Son Records, mais vous pouvez d'ores et déjà l'écouter en intégralité, juste ici. On a profité de la sortie du disque pour poser quelques questions à Marie sur ses projets, la scène de Montréal et sa passion pour les bandes originales de film.




Noisey : Salut Marie, est-ce que tu peux tout d'abord nous parler de ton parcours, de ce que tu as fait avant ce disque ?
J'ai d'abord fait de la musique au sein de plusieurs projets dont Essaie pas, Les Momies de Palerme et DKMD. En 2012 j'ai eu l'envie d'essayer de composer en solo, voir ce qu'il allait en ressortir. J'avais besoin de savoir si j'étais capable de créer seule, c'était une façon de me tester. Au cours de ces deux dernières années, j'ai donc passé le plus clair des mon temps libre devant des machines. Et après mon premier EP en 2012, je me suis lancée dans la composition de ce qui est devenu Perte d'identité.

Tu as été décrite comme « une des meilleures artistes de la scene dark-synth de Montreal. » Je ne sais pas exactement ce que représente réellement cette scène, ni quels groupe on y retrouve, mais toi, quels groupes fréquentes-tu ?
À Montréal, je côtoie des artistes qui produisent différents styles de musique mais qui finissent par se croiser sur la même scène, c'est un assez petit milieu. Pourtant on peut sentir plusieurs influences dans le travail des artistes montréalais que je respecte, ça va de la Techno à l'Italo Disco, de la Cold Wave à la musique New Age. Mais bon, pour revenir au terme « dark-synth », je pourrais penser à des artistes comme Femminielli Noir, Automelodi, Low Factor et Police des moeurs (avec qui Essaie Pas sortira un split cet été sur le label Atelier Ciseaux). Sinon il y a mes amis GRKZGL et Paul Trafford qui font des très belles choses avec leur synthétiseurs.

Ta musique semble être très influencée par le cinéma. Y'a-t-il des bandes-son ou des films aux ambiances qui t'ont particulièrement inspiré dans ton travail ?
La cinéma est une grande source d'inspiration pour moi. Un jour j'aimerais composer un album qui sonne entièrement comme une bande-son. Il y a tellement de films et de compositeurs qui m'ont inspiré à travers les années. Pour en citer quelques-uns je commencerais par la B.O. de Solaris par Edward Artémiev, Angelo Badalamenti pour son travail sur les film de David Lynch, Gergoes Delerue pour Le Mépris, et Andrzej Korzynski pour Possession. Mais la pièce qui m'as le plus influencée reste « Adultress Punishment » du film Canibal Holocaust. J'ai étudié le violon classique adolescente, bien que je n'en joue plus, les arrangements de cordes restent ce qui me touche le plus.

Quels sont tes projets pour les mois à venir ?
Plusieurs choses qui me tiennent à coeur. Je suis à la veille de terminer un second LP qui sortira sur Holodeck Records à l'automne, s'en suivra un tournée aux États-Unis. Mais avant il y aura un autre voyage en Europe avec Essaie pas et certaines dates pour Marie Davidson, probablement à la fin de l'été.


Perte d'Identité sera disponible à partir de demain, 4 avril, sur Weyrd Son Records.

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