Vald n'a pas fini de vous donner de l'amour

Fauve, Michel Houellebecq, Nekfeu, les Blancs dans le rap, Alkpote, s'habiller à sa taille : on a discuté de tout ça avec le rappeur pour la sortie de son nouveau disque, « NQNT 2 ».

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25 septembre 2015, 10:25am

NQNT 2, le nouvel EP de Vald, sort aujourd'hui même, 25 septembre. Le rappeur, dont on vous a déjà parlé cet été après qu'il ait balancé 3 versions clippées d'un même morceau dont une intégralement porno (nous étions sur le tournage avec lui) revient toujours aussi bordélique, mais semble aujourd'hui avoir une vision un peu plus claire de ce qu'il veut faire. Nous sommes donc allés de nouveau à sa rencontre pour quelques explications, qui impliquent logiquement Michel Houellebecq, Fauve, Al K-Pote, les Blancs dans le rap, l'importance de s'habiller à sa taille, et une anecdote incroyable en toute fin de l'interview.


Noisey : T'estimes que t'as progressé depuis le premier NQNT ?
Vald : C'est ça. Mais en même temps, je trouve le premier indispensable, comme une pierre à l'édifice, comme un membre de la famille : tu l'aimes pas mais en même temps tu peux pas t'en passer. Niveau ventes c'était plutôt très mignon, après je sais pas si je peux dire les chiffres, par rapport à l'équipe qui m'entoure et qui veut se la jouer mystérieuse [Rires]. Mais c'était satisfaisant. Et grâce à ce deuxième EP fourre-tout, j'ai enfin capté comment faire un album en restant cohérent.

Le point commun entre les deux NQNT, c'est l'absence de feats, à part AD.
Ouais. Même AD, sur les deux projets il a failli ne pas être là, mais ça s'est imposé, c'est la famille, normal, comme si l'Univers le voulait. Après c'est plus que j'ai pas forcément envie d'aller vers les gens. Je suis très peu sociable en fait. C'est ça que les gens ne comprennent pas, c'est qu'à un moment faut faire un pas, aller vers les autres pour dire « j'aimerais partager un truc avec toi ». Comme les gosses au collège qui veulent pas aller voir une meuf pour lui demander « tu veux sortir avec moi ? ». Et j'ai absolument aucune idée d'avec qui je pourrais m'associer.

Des mecs comme Sofiane, non ?
En fait on se connaît tellement, on sait quels sont nos délires respectifs et quelque part c'est comme si on savait qu'on pourra jamais s'entendre sur un son. On se dit des fois qu'un jour on se tapera sur un son, mais c'est comme si on savait au fond que c'est pas faisable. Lino, pareil, Kery James j'en parle même pas, c'est impossible.

C'est pour ça que tu ne fais plus de feats chez les autres non plus ?
Ouais, parce que je me suis un peu radicalisé avec le premier NQNT, ça a peut-être refroidi beaucoup de gens qui se sont dit « Ok, on ne s'entendra jamais musicalement ». Comme je ne reçois pas de demande et que je suis un cassos antipathique : plus de feat. Bon, y'a aussi des demandes de rappeurs, qui croient que ça peut coller, mais pour le coup, non. Donc je donne pas suite. Mais jamais d'animosité ou quoi. Que du mépris ! [Rires] Je rigole. Tout mon amour pour ces gens.

Toujours pas de duo prévu avec AD ?
Tout mon amour pour AD. Je l'appelle, je lui dis faut que tu sortes ton couplet, on en est au mixage. Et le lendemain, il déboule au studio, tranquille. C'est cool, ça me permet de lui parler via des interviews, c'est génial. Concernant un projet commun lui et moi, ça dépend de sa motivation. Il est très bon, mais le problème c'est qu'il le sait, du coup il en branle pas une. Il se laisse aller je trouve. Il est très fort et si un jour il s'y met pour de vrai évidemment qu'on fera des trucs ensemble.

Tu penses pas que ça va...
... ressembler à Casseurs Flowters ?

Ça, c'était les vannes de notre première interview.
Enfoiré ! Mais ils sont loin, avec leur projet de film ou de série, et ils ont carrément fait disque de platine ! Wowowo ! Le truc c'est que là, avec le schéma « un mec à fond dans le rap et son pote branleur », notre truc ressemblerait trop au leur, et je veux avoir la sensation de créer, en fait. Faudrait que AD pète tout en solo et qu'après on fasse ça. Mais à mon avis, le truc c'est qu'il n’aime pas tant que ça le rap en fait. Il est trop têtu.

L'instru de « Bonjour » avait déjà été utilisée par Fababy, comment ça se fait ?
C'est simple, Fababy et moi on est chez Barclay, et y'a des beatmakers affiliés à ce bordel. Ils ont donc des prods qui se retrouvent chez plusieurs artistes. Donc le gars s'est fait plaisir, il avait un texte, il a enregistré et il a envoyé. Sauf qu'il le déclare à personne, donc nous on avait déjà masterisé « Bonjour », on a vu le truc, on s'est dit que c'était dommage. On a quand même tenté de changer l'instru, mais ça marchait moins bien... Y'avait plus la magie ! Donc on est restés sur la même prod.

T'avais prévu le déferlement d'analyses à la con suite à ce morceau ?
Bizarrement, j'avais pas vu venir. Par contre je me disais que ça allait plaire. C'est rare que je fasse des sons qui mettent tout le monde d'accord en studio, jusqu'à la secrétaire qui s'ambiançait et tout. Mais sinon ils m'ont tous fait rire, autant les mecs qui me prennent pour un génie que ceux qui me prennent pour une merde. Les gens n’arrivent pas à se contrôler, ils vont tout de suite dans les extrêmes. C'est ça qui est le plus drôle, ils n’acceptent aucune nuance, c'est soit noir, soit blanc.

C'est presque l'inverse d'« Autiste », alors que le morceau est beaucoup moins écrit.
C'est vrai, mais c'est parce que les gens kiffent la vulgarité. Je ne suis qu'un sombre prolongement de Kaaris : il a commencé à glisser des « nique ta mère » partout, moi j'ai fait un son où je dis que ça, et les gens adhèrent. Mais c'est beau, je trouve. La magie de la vie. Il fut un temps, je pensais que j'étais pointu, mais en fait pas du tout. Je suis ringard de fou, je suis Bigard plus-plus. Je m'en suis rendu compte quand j'ai vu une affiche à lui dans le métro, illumination : en fait c'est ça ma référence. C'est pas grave, on se bat pour s'élever.

Du coup tu feras pas d'interlude avec Bigard façon Seth Gueko ?
Non, justement. Ça ne m'intéresse pas d'être ringard : je le suis, j'en suis conscient et je veux m'élever.

C'est pour ça que t'essaies de trouver des idées de clip qui sortent un peu de l'ordinaire ?
C'est ça. Je rencontre plein de gens qui me parlent des clips, mais ils se coupent la bite, ils se plantent totalement sur le budget, nous on a rien, juste des idées. C'est les autres, ceux qui ont des gros moyens, qui m'intriguent. Où ils foutent leur budg' ?! C'est important de le dire, c'est mon p’tit côté prolo, tu sais.

D'ailleurs, tu m'avais dit pour « Selfie » que l'idée était de te changer en Justin Timberlake, c'est pour ça que t'as fait un régime ?
J'ai pas fait de régime mais ça me fait super plaisir que qu’on remarque que j'ai maigri. C'est pas non plus grâce aux lives...

La drogue ?
Sûrement, ça doit agir dans le processus. Mais en fait, à un moment on m'a demandé de m'habiller à ma taille. Et ça, c'est très particulier pour un corps chelou. Donc j'ai dû rentrer dans des vêtements vraiment à ma taille, et après y'a un truc très con, je le dis à tout le monde : arrêtez de boire du Coca. Moi, j'arrête de boire du Coca, c'est bon c'est fini, je dégonfle en fait. Je suis pas un gros en fait, je suis juste bouffi !

Explique-moi comment est né « Poisson », le son le plus perché du CD.
J'étais avec le poto qui fait le refrain. C'était le même qui faisait « si tu suçais des bites toute la journééééeeee, crampes d'estomac ». C'est moi qui écris mais c'est lui qui chante. Je commence à dire qu'à chaque fois que je fais un truc de merde, les gens kiffent. Donc on cherche un truc de merde à dire et entre deux verres, j'ai vraiment dit « je suis un poisson, j'aime les algues, je suis dans l'océan ». Puis j'ai fait un couplet qui dit la même chose, en totale impro.

Et tu places un peu partout l'insulte « fagget », c'est ton nouveau truc ?
Elle est un peu démodée, je l'utilise même plus. Enfin si, un peu quand même, ça m'arrive. Ça sonne bien, c'est comme les blases des rappeurs, ils savent pas pourquoi ils s'appellent comme ça mais ils trouvent ça classe, là pareil. J'aime bien l'aspect de pédale auquel ça renvoie. Toujours être anti-pédale. Ce qui ne veut pas dire être anti-homosexuel. La nuance est claire, à part pour les associations bien sûr. Quand tu dis « nique ta mère sale pédé », tu sais que tu ne parles pas à un homo.

Surtout que s'il est homo, il va pas aller niquer sa mère.
Voilà, à moins d'être un dep’ ambigu.

Et généreux.
Un Kanye West, quoi.

Certains vont à nouveau t'identifier « bête de foire/machine à buzz/rappeur rigolo », non ?
Je suis quelqu'un qui pense créer. Je ne sais pas si c'est le cas mais je pense créer... sauf qu'après je me rends compte que ça ressemble grave à d'autres choses. Je suis quelqu'un qui sait rapper et qui fait des choses. Si on m'identifie comme « Vald le mec chelou », très bien ! Au moins ils savent qui je suis, et un jour je ferai un morceau qui caressera leur âme, et ils comprendront. Ils rattraperont tout le reste. J'ai lu dans ton truc que Nikita Bellucci me comparait à Eminem, j'aime ça. Je vais lui envoyer des messages à celle-ci. Si tu me connais et que tu vois ma bizarrerie, ton premier réflexe c'est pas de dire « t'es comme Eminem ».

« Urbanisme » tranche un peu avec le reste de tes délires...
Il est extrême le clip qu'on a fait pour « Urbanisme » ! J'ai refusé de faire du premier degré, de prendre simplement le quotidien des deux personnes qui te parlent. Non.

T’en places une sur les journalistes qui te prennent pour un bolos, ça t'arrive souvent ?
Je le sens quand les gens me posent les questions. Même des bolos de fou, des gens encore pire que moi physiquement, je vois dans leurs yeux, leur démarche, tout : c'est des ‘los de l'enfer, mais je sens dans leurs questions ce truc de [il prend une voix snob et sérieuse] « ouais alors euh, ça fait quoi d'être un bolos et de jouer les voyous ? » Ils ne me le disent pas comme ça, mais je le sais à 100 %. Même les mecs qui écrivent des chroniques sur moi. Ça me fait rire, c'est surprenant. Je m'en plains pas. J'ai pas de carence affective, si on me néglige c'est pas grave. Je trouve des raisons à tout le monde de me négliger.

C'est parce que t'es pas un fils unique ça.
[Rires] Ouais sûrement. Mais à l'inverse, je trouve également bizarre les gens qui me portent de l'intérêt, qui viennent avec des questions construites, etc, genre toi, c'est super gentil mais ça me surprend.

Moi, je fais semblant parce que je suis payé, mais tu sais bien que je suis raciste à la base.
Ah mais ouais, c'est vrai [Rires]. Bang bang ! Je me rappelle notre première interview, j'étais pas bien, je regardais le sol des fois…

T'avais eu un bug sur le questionnaire rappeur blanc.
Voilà. Le truc c'est que tu sors des phrases comme ça comme si c'était normal [Rires] Mais t'étais le premier à me demander des trucs précis et cohérents, je me disais au fur et à mesure « cool, il a capté, il connaît ».

Niveau rap, tu es toujours aussi enthousiaste en tant qu'auditeur ?
Plus que jamais. Je pense que c'est une force. J'ai l'impression d'être dans un truc avec des gens trop forts. Mon peloton de tête, frère, c'est Young Thug, loin devant. 3/4 km derrière y'a Travis Scott et 1000 km derrière y'a nous, les Français. Kendrick c'est trop classieux pour que j'aime, il me demande presque d'avoir 10 ans de plus pour aimer son truc. Drake, c'est trop bien fait, lisse...

Drake c'est le mec qui va faire « Selfie » mais au premier degré avec des paroles sympas.
Mais oui ! C'est le bon élève suprême : le mec que tu détestes mais qui est réellement doué, donc au final t'as rien à lui dire. En général, les mecs actuels du Sud je trouve ça un peu trop sombre et ça m'attire pas. Gucci Mane, j'ai jamais accroché, je connais aucun morceau de lui. Juicy J, j'arrive pas à rentrer dans le délire non plus. Je rajoute OG Maco dans mon peloton... Travis Scott, il a des concepts de l'enfer, mais c'est Young Thug qui les concrétise parce qu'il sait le faire.

En France : SCH, Siboy, Niska, PNL de ouf, de dingue. Derrière, plus compliqué. Ah si, pour de vrai : Sofiane, qu'on entend brailler à côté. Bouton rouge ! I.N.C.H, Al-Kpote bien sûr. L'Orgasmixtape est sérieuse, trop de gens négligent. Je commence à avoir de l'amour pour Sidi Sid. Il est méga fermé son délire mais quand tu arrives à rentrer dedans, c'est dingue.

Et les Blancs ? Nekfeu, Jul ?
Nekfeu... non. Nekfeu c'est complexe. Je peux pas en fait. Parce que je vais me projeter dans le public pour lequel c'est fait, je comprends ce qui leur plaît et ça va foirer sur moi. J'ai trop d'armes pour apprécier ce qu'il fait.

Tu penses qu’il vole ton travail ?
Non, au contraire, il ouvre les portes, il a remis les Blancs à la mode dans le rap. Wouhou ! Orelsan l'avait fait mais il était tout seul, loin devant. Alors que là y'a Nekfeu, y'a moi aussi, derrière y'a Big Flo et Oli, même si eux on sait pas trop ce que c'est. Les médias généralistes vont tous nous mélanger, wouhou ! C'est Aquaboulevard pour les Blancs. Bang bang !


Finalement, il en a fait un sweat.

Et Jul, dont personne ne parle mais qui vend à mort ?
Jul est une légende mec. C'est un babtou qui a rien à foutre dans le rap, comme moi, et qui fait des ventes de ouf. Que de l'amour pour Jul. 400 millions de vues sur sa chaîne, au revoir ! [Tout le monde s’est mis à crier « Free Jul ! » dans le studio]

Faut faire des T-shirts.
Grave ! Mais le débat sur les médias qui privilégient les Blancs, déjà ça marche pas pour Jul et pour les autres, il faut se rendre compte : on est dans un pays avec 90 % de babtous ! De l'amour pour tout le monde mais c'est assez logique que les médias officiels s'emballent plus pour un Blanc, parce que c'est ça leur cible à eux. C'est comme si un Blanc allait faire du Raï en Algérie et s'étonnait, « ouah, je suis moins passé que Cheb Khaled ». Mais poto… Ferme ta gueule ! [Rires]

Il y a maintenant plus d'un an que tu devais lâcher les multi-syllabiques, mais y'en a toujours partout.
Ouais [Rires]. C'est une sale habitude, en fait. Mais maintenant, j'arrive à les ranger dans les temps, en mesure. Avant je dépassais, c'était relou, tu pouvais rien en faire, c'était rigide. Alors que maintenant je sens que ça fait comme un ressort qui rebondit dans les escaliers, les trucs fluorescents là...

Oui, un handamania.
En gros, j'ai enfin compris le groove. On pourrait croire que c'est au contact des Noirs mais finalement, je côtoie surtout des Maghrébins.

C'est un choix ?
Je dirais plutôt que c'est une fatalité [Rires].

Cela nous amène tout en finesse au tournage de « Meilleurs lendemains » avec Al K-pote.
En fait dans ce clip, y'a une histoire, qu'on capte pas du tout en le visionnant. Moi je suis le gosse adopté, un ch'ti ringard en Lacoste et je déteste cette famille, c'est pour ça que je traumatise mon « frère » qui se prend pour Eminem. Al-K c'est le poto, qui baise la mère alors que la sœur l'adule, etc. Une anecdote de fou ? Je vais la lâcher, je m'en bats les couilles : j'ai dormi dans le même lit qu'Al K-Pote. C'est l'anecdote la plus bouleversante de ma life. Mais en gros, on arrive dans le logement et tout, on nous dit « ça c'est les chambres, là c'est pour les artistes ». Je dis direct « oulalalabababa, comment ça les artistes, là y'a QU’UN lit poto. - Ouais tranquille, c'est un lit 2 places ». Oh l'histoire...

Parce que tu vois, Al-K, on écoute tous ses CD’s, pas de galère, que de l'amour pour lui. Mais ça reste un humain et à chaque fois qu'il parle, c'est sexuel. Ou drôle-bizarre. Du coup, la première nuit, j'ai presque pas dormi, j'étais pas serein. Et le matin, il se réveille et me fait « bah alors mon p’tit bébé, t'as bien dormi ? ». Incroyable, frère. « Tt'es tellement beau quand tu dors mon p’tit bébé». Des phases de ouf.

On va terminer par l'intro : qui a eu l'idée de mettre la voix de Michel Houellebecq ?
Magnifique. Quelle punchline. C'est venu du beatmaker, j'ai envoyé le premier couplet, en demandant une petite réal, et vu que je voulais pas de refrain balourd, il a mis ça. Encore aujourd'hui, je sais même pas qui c'est. J'ai compris qu'il avait fait des trucs polémiques sur l'Islam. Mais ce qui m'a scotché c'est son côté « je vous baise tous » avec sa façon ultra sereine de le dire sur l'interlude. Tu vois, je suis pas dans l'animosité, je sais que Nekfeu lui a tiré dessus, moi ces gens-là je leur tire pas dessus... Je les mets sur mon cd [Rires]. Je crois qu'il faut aussi que je te parle de Christine & the Queens et de Fauve.

Sidi Sid m'a déjà fait la blague, « je ghostwrite Fauve ».
Ah non mais c'est sérieux [Rires]. On a fait une scène avec Fauve. C'était extrême. Tout mon respect pour eux, ils sont positifs de ouf. Trop gentils, c'est abusé.

Tu juges pas leurs morceaux en fait.
Non, je suis qui pour dire aux gens qui les écoutent que c'est des merdes ?

Bah…
[Rires] Bon ok, je pourrais, j'aurais tout le loisir de le faire, mais vu le nombre de gens que ça fédère... Combien de rappeurs se couperaient les couilles pour faire ce genre de tournée ? Ils auraient pu être arrogants mais pas du tout.

Dernier truc : t'as eu une mini-carrière de comique/stand-upper, tu te vois retourner vers ça ?
J’étais nul à chier, frère. C'est pour ça que j'ai stoppé très très vite ! Ceci dit, faire un jour évoluer mon rap vers autre chose, ou l'associer à un autre délire proche de ça, pourquoi pas. Ça pourrait me servir.

Maintenant, je vais te demander d'exécuter un moonwalk, vu que tu dis dans un morceau que tu en es capable.
Ah non, merde, tu peux pas me demander ça... Tu mettras que je l'ai fait quand même, c'est pas grave.

La déontologie m'interdit de le faire.
Quel chieur !

Yérim ne respecte pas la déontologie sur Twitter (80 % d'infos, 20 % de blagues).