White Night Ghosts - « Fake »

Tribulations black metal à La Havane sous fond d'EBM et de techno indus. Que demande de plus le peuple ?

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mars 3 2016, 1:45pm

Alors que Paris dort tranquillement sur ses pistes cyclables et ses pintes à dix balles, les petts malins de Cranes Records s'amusent, cuillère de terre après cuillère de terre, à remodeler complètement le Grand Cadastre Mondial de la Musique. Et loin de moi l'idée d'être alarmiste, mais quand leur plan de conquête sera révélè à l'humanité incrédule et qu'il sera trop tard pour faire machine arrière, Le Mans sera devenu l'épicentre radieux de la culture. Et notre chère Ville Lumière n'en sera plus qu'une morne banlieue. Adieu vieille Europe !

Bon ok, on en est pas encore tout à fait là, mais la prochaine sortie du label manceau, le deuxème EP de White Night Ghosts, devrait quand même vous mettre la puce à l'oreille quant à la réalité de la menace.

Pour la faire courte, le Rennais trace avec Exorcism Party (sortie le 14 mars, en précommande ici), une connection directe entre Glasgow et Berlin, en dissolvant le shoegaze le plus crasseux dans une mixture infernale d'EBM et de techno indus. Rien de moins. Et pour venir appuyer ce nouvel ordre mondial depuis l'autre rive de l'Atlantique, c'est le réalisateur mexicain Ricardo Silva (à qui l'ont doit déjà la plus belle baston chibre à l'air dans la boue pour le compte de The Dead Mantra) qui s'est chargé du clip de « Fake ». On y suit les pérégrinations nocture d'un metalhead cubain dans les rues de La Havane et ceci implique forcément du corpse paint, du sang, de la sueur, un cigare, un cul et un crucifix. Ça se passe en dessous et en avant première alter-mondiale. Et d'ici là, je ne saurais trop vous recommander de vous intéresser aux courses automobiles et de vous mettre à manger un peu plus de rillettes.